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[Super Bowl LVI] Histoire : Los Angeles Rams, retour vers le futur

Cleveland, Los Angeles, Saint Louis, du haut de ses 85 printemps, la franchise n'a pas toujours connu que le soleil de la Californie.

Comme chaque année, Touchdown Actu vous propose une série d’articles pour tout savoir du Super Bowl. Du stade aux oppositions en passant par les coachs ou les clés du match, vous saurez tout sur l’évènement football américain de l’année.

Cap sur la Californie pour nous plonger dans les aventures des Los Angeles Rams, représentant de la conférence NFC cette année.

Quelques chiffres

85 saisons entre 1937 et 2021.
AFL (1936) – NFL, Division Western (1937-1949) – NFL, Conférence National (1950-1952) – NFL, Conférence Western (1953-1966) – NFL, Conférence Western, Division Coastal (1967-1969) – NFL, Conférence NFC, Division West (depuis 1970)
Record : 599 victoires – 480 défaites – 21 nuls.
Playoffs :  31 apparitions, 25 victoires 27 défaites.
Super Bowl : 1 victoire (2000) en 4 participations (1980, 2000, 2002, 2019).
Titres NFL (avant 1966) : 1945, 1951
Titres de division : 18 (1945, 1949, 1967, 1969, 1973, 1974, 1975, 1976, 1977, 1978, 1979, 1985, 1999, 2001,2003, 2017, 2018, 2021).
Leader à la passe : Jim Everett (107 matchs, 1847/3277, 23 758 yards, 142 touchdowns, 123 interceptions).
Leader à la course : Steven Jackson (131 matchs, 2396 courses, 10 138 yards, 56 touchdowns).
Leader à la réception : Isaac Bruce (197 matchs, 942 réceptions, 14 109 yards, 84 touchdowns).

Un peu d’histoire

Les Rams sont une équipe de premières. Première équipe présente sur la côte Ouest, elle a signé le premier joueur professionnel afro-américain de l’histoire et a aussi arboré les premiers casques décorés de la ligue. Ils sont surtout connu comme l’équipe du « Greatest show on turf », formation ultra-offensive menée par Kurt Warner qui a bercé toute une génération de fans au début des années 2000. C’est aussi peut être l’ADN de cette franchise. Le jeu offensif a marqué les années 1950 avant de revenir en force avec la prise de fonctions de Sean McVay.

L’histoire de l’équipe californienne est veille de 85 saisons de football, riche est en rebondissements et surtout en déménagements. Créée par l’avocat Homer Marshman, elle a vu le jour à Cleveland en 1936. Baptisée Cleveland Rams, elle a disputé ses premières rencontres dans l’éphémère ligue américaine de football, 2e du nom. Elle comptait dans ses rangs des joueurs tels que William Cooper ( fullback), Harry Mattos (quarterback, running back, kicker), Stan Pincura (quarterback, running back) et Mike Sebastian (fullback). Damon Wetzel en était le directeur général. Cleveland a terminé la saison régulière 1936 à la 2e place, avec un bilan de 5 victoires, 2 défaites, 2 nuls, derrière les Boston Shamrocks, champion de la ligue.

Le 13 février 1937, la première version de la NFL a accordé à Homer Marshman and Associates une place dans sa ligue. L’équipe n’a gagné qu’une seule rencontre au cours de sa première saison et n’a pas réussi à enregistrer une saison gagnante au cours des cinq exercices suivants. Les Rams ont du suspendre leurs opérations en 1943 en raison d’une pénurie de joueurs partis combattre sous le drapeau américain lors de la Seconde Guerre Mondiale. Après 6 saisons négatives consécutives pour leurs débuts, l’équipe a connu ses premiers succès en 1945. Adam Walsh, nommé entraineur cette année là, a conduit les Rams au titre NFL, après une saison régulière quasi-parfaite (9 victoires, 1 défaite) et une victoire 15-14 contre les Washington Redskins en finale. En vedette, le quarterback rookie Bob Waterfield, recrue d’UCLA, et élu joueur de l’année.

Ce match contre Washington s’est avéré être le dernier dans l’Ohio. Dan Reeves, homme d’affaire avisé, qui a acheté l’équipe en 1941 pour 100 000$ avec son partenaire de l’époque Fred Levy Jr, a décidé de déplacer les Rams à Los Angeles pour la saison suivante. Ce déménagement a toujours fait partie des plans initiaux du jeune new-yorkais qui souhaitait voir évoluer son équipe au sein du Los Angeles Coliseum et ses 103 000 places. Dans un premier temps refusé par la ligue, ce mouvement a été validé par l’ensemble des propriétaire le 12 janvier 1946, après que Reeves ait menacé de se retirer du football. À l’époque, elle était la seule et unique équipe sur la côte Ouest dont le plus proche voisin était alors Chicago, situé à 3246 kilomètres. Surtout,  la ligue de football est devenue la première industrie de divertissement sportif implantée d’un océan à l’autre.

Norm Van Brocklin (Photo : Sports Illustrated).

Outre ce transfert, Reeves a révolutionné le sport. Il a signé Kenny Washington (running back) et Woody Strode pour en faire les deux premiers athlètes afro-américains de la NFL. Strode a arrêté sa carrière en 1949, faute à une blessure, avant de se consacrer au métier d’acteur. Il a inspiré le personnage de Woody dans le film d’animation Toy Story de Pixar. Le propriétaire californien a également mis en place le programme « Free Football for Kids », base de la politique télévisuelle actuelle, et a été le premier à employer une équipe de scouts à plein temps. En 1948, les Rams sont également devenus la première équipe de football professionnel à ajouter un logo sur leurs casques (une paire de cornes de bélier en or). Cette innovation a permis aux fans de reconnaître leurs joueurs, une avancée cruciale au sport dès son entrée dans l’ère de la télévision.

Au cours de leurs quatre premières saisons en Californie, l’équipe a subi la concurrence des Dons (All-America Football Conference) avec d’énormes pertes financières à la clé. Après une défaite 14-0 contre Philadelphie lors de la finale du championnat de 1949 sous une pluie diluvienne, la franchise a franchi, entamant une série de saisons exceptionnelles au moment même où l’AAC a cessé ses activités. La formation de 1950 était l’une des meilleures escouades offensives de l’histoire de la ligue à cette époque. Elle mettait en vedette le quarterback Norm Van Brocklin, Elroy Hirsch (running back/receveur) et Tom Fears (receveur), tous des futurs Hall of Famers. Les premiers records ont d’ailleurs été établis à cette époque : 5 000 yards en attaque, 466 points inscrits, dont 70 en un match et 41 en un quart temps.

Ce football passionnant et glamour a eu les effets escomptés sur et en dehors du terrain. Malgré une défaite 30-28 face aux Cleveland Browns en finale du championnat 1950, l’équipe n’a connu aucune saison perdante entre 1950 et 1959, avec quatre titres de la division Ouest en sept ans. Revanchards, les Rams ont remporté leur deuxième couronne NFL en 1951 face à ces mêmes Browns (24-17), la seule victoire finale à Los Angeles. Le touchdown décisif a été offert Fears par Van Brocklin après une bombe de 73 yards. Ce succès a aidé l’équipe à établir des records de fréquentation jusque dans les années 1960 : plus de 80 000 personnes ont assisté à une rencontre au Coliseum à 22 reprises au cours des vingt premières années.

Après un dernier titre de division en 1955 sous la houlette de l’entraineur Sid Gillman, les Rams ont connu des exercices moins brillants pour ne revenir à la lutte qu’en 1967. Dans les années 1960, la philosophie avait changé. C’était désormais « The Fearsome Foursome » aux commandes. Cette ligne défensive composée de Merlin Olsen, Roosevelt Grier, Deacon Jones et Lamar Lundy, a maitrisé son sujet,  mais aussi dominant soit-il, L.A n’allait jamais bien loin en playoffs. Sous la direction de George Allen, ils ont remporté deux titres de division, ou fini second, mais se sont fait sortir en Wild Card par deux fois (Packers, Vikings). Reeves a congédié une première fois Allen après la saison 1968, avant de le réembaucher deux semaines plus tard en raison d’un mouvement de protestations des joueurs.

The Fearsome Foursome (Photo : NBC Los Angeles).

En 1971, l’un des derniers actes du propriétaire a été d’engager Tommy Prothro d’UCLA comme entraineur. Le 15 avril, il est décédé des suites de la maladie de Hodgkin, laissant derrière lui 25 ans de service et de succès dans le football professionnel. Un an plus tard, Robert Irsay a acheté la franchise à ses descendants, avant de l’échanger quelques semaines plus tard contre celle de Baltimore de Carroll Rosenbloom. La transaction a été officialisée le 13 juillet de cette année là, Rosenbloom gardant le contrôle de l’équipe jusqu’à sa mort en 1979. Au cours de cette période, les Rams ont remporté sept titres de division consécutifs (1973-1979) avec Chuck Knox puis Ray Malavasi à la barre. L’équipe était une nouvelle fois menée par une formidable unité défensive dont le defensive end Jack Youngblood. Ils ont enregistré au moins 10 victoires par saison, avec à la clé 5 finales NFC, mais une seule s’est avérée gagnante. En 1979, ils ont fini par remporter la conférence après tant d’échecs, mais n’ont pas fait le poids au Super Bowl face aux Steelers, mastodonte de l’époque (défaite 31-19).

Avant le début de la saison, Carroll Rosenbloom s’est noyé dans un accident. Sa veuve, Georgia Frontiere, a hérité de 70% de l’équipe, avant de renvoyer son beau-fils, Steve Rosenbloom pour en prendre le contrôle total. Comme prévu avant la mort de l’ancien propriétaire, les Rams ont quitté le Coliseum pour se rendre au Anaheim Stadium dans le comté d’Orange en 1980. La raison était double. Une baisse de fréquentation rendant difficile le remplissage des 100 000 sièges et éviter la règle du « blackout » télévisuel. Instaurée par le commissionnaire de l’époque, Pete Rozelle, elle interdisait la retransmission sur le marché local des rencontres d’une équipe si un taux de remplissage n’était pas atteint à 72 heures du coup d’envoi. Deuxièmement, la population du Sud de la Californie a évolué et fortement augmenté, notamment dans la banlieue aisée de Los Angeles. La baisse du pouvoir d’achat de la cité des Anges n’incitait plus les supporters à se déplacer, d’où le déménagement dans le stade des Angels de baseball. Construit en 1965, ce bâtiment a été reconfiguré pour recevoir 65 000 personnes lors des rencontres de football, avec notamment l’ajout de suites de luxe.

Bien emmenée par le running back Eric Dickerson et le tackle offensif Jackie Slater, l’équipe a eu en grande partie du succès dans les années 1980. Mais malgré quelques bonnes saisons, ne ratant les playoffs qu’à trois reprises, Los Angeles n’est jamais retourné au Super Bowl de la décennie. Au début des années 1990, les résultats commençaient doucement mais surement à chuter, avec six victoires par saison entre 1990 et 1994. Même son de cloche au niveau des fans qui désertaient au fil des années les travées du stade. Désireuse de jouer dans des conditions plus rentables, la propriétaire Georgia Frontiere a commencé à rechercher un nouveau point de chute pour son écurie. Elle a tout d’abord tenté sa chance auprès de Baltimore. Mais faute de retour positif, elle s’est tournée vers Saint Louis. Un conflit a éclaté entre certains propriétaires (Bills, Jets, Giants, Redskins, Cardinals, Vikings) qui s’opposaient à cette décision. Madame Frontiere avançait que sans les revenus supplémentaires d’un nouveau stade dans un marché si peu rentable comme l’était celui de L.A à cette période, la franchise risquait de tomber en faillite. Pour les opposants, si les Rams n’allaient pas bien, ce n’était purement et simplement qu’une question de mauvaise gestion. Le commissionnaire Paul Tagliabue a tranché en faveur de Frontiere, certainement par peur de poursuites judiciaires de la plaignante, et a autorisé le mouvement.

En 1995, les béliers ont dit au revoir au soleil californien pour prendre la direction de Saint Louis. Dans le cadre de l’accord d’installation, ils ont évolué au Edward Jones Dome, stade financé par les contribuables, et qui devait être maintenu à un niveau d’aménagements suffisants par peur de voir le deal annulé. Les premières saisons dans le Missouri étaient peu encourageantes. Les victoires diminuaient chaque saison pour finir à un bilan peu reluisant de 4 victoires, 12 défaites en 1998. Un an auparavant, ils avaient embauché Dick Vermeil, ancien de Philadelphie, au poste d’entraineur. Ils ne le savaient pas encore, mais cette signature allait permettre à l’équipe de créer l’un des plus grands revirements d’une saison sur l’autre dans l’histoire de la ligue. Derrière « The Greatest Show on Turf », allusion faite à la pelouse synthétique de leur terrain, des Kurt Warner (quarterback), Marshall Faulk (running back), Isaac Bruce et Torry Holt (receveurs), Orlando Pace (OT), les Rams ont terminé la saison sur une fiche de 13-3, avant de se qualifier pour leur second Super Bowl. Au terme d’un match palpitant, ils ont réussi à l’emporter de justesse sur les Titans du Tennessee (23-16), faisant d’eux la première équipe à remporter trois championnat dans trois villes différentes. Après la victoire, l’ancien coordinateur de l’équipe Mike Martz a pris la succession de Vermeil, parti à la retraite.

Photo : The Advocate

Au début du XXIème siècle, St Louis a continué à performer pour retourner une nouvelle fois au Super Bowl en 2002, face aux Patriots de Bill Belichick et Tom Brady. Déjà en place, le duo a déjoué les faveurs des pronostics pour arracher la victoire en fin de match. Cette défaite a précipité petit à petit le départ de tous les membres de la redoutable escouade offensive. De là, les résultats ont chuté, précipitant les Rams comme l’une des pires équipes de la NFL à la fin des années 2000. Malgré un léger sursaut pendant quelques années avec Jeff Fischer aux commandes, elle n’est plus parvenue à se qualifier pour les phases finales. L’une des rares bonnes décisions de cette période a été la sélection d’Aaron Donald, Defensive Tackle de l’université de Pittsburgh, en 13e position générale dela draft 2014.

Pendant que l’équipe luttait sur le terrain, le nouveau propriétaire Stan Kroenke commençait à préparer l’avenir dans ses bureaux. Il souhaitait obtenir un nouveau stade financé par l’état du Missouri. Après plusieurs refus, il a finalement réussi à obtenir gain de cause avec une offre de financement de 400 millions de dollars (5ème plus haut montant de l’histoire à ce moment là). Mais c’était trop tard. Kroenke avait déjà acheté un terrain à Inglewood, en Californie, pour bâtir un nouveau site et demandé à ligue la permission de retourner à Los Angeles. Au lendemain de la saison 2015, ils ont été rejoints par les Raiders et Chargers, qui ont tous demandé à s’installer dans la cité des Anges. De son côté, la NFL a annoncé clairement la couleur : toute franchise qui accepterait une délocalisation aurait à payer 550 millions de dollars de frais de déménagement. Le 12 janvier 2016, par 30 voix contre 2, les propriétaires ont validé le retour des Rams à L.A. Ils sont alors devenus la seconde franchise NFL à revenir dans une ville dans laquelle ils avaient déjà joué auparavant (après les Raiders).

Les néo-californiens ont tenu une conférence de presse au Forum d’Inglewood le 15 janvier 2016 pour annoncer officiellement leur retour pour le début de l’exercice suivant. Le Los Angeles Memorial Coliseum servirait de stade provisoire jusqu’à la livraison du SoFi Stadium. L’accumulation de saisons moyennes ont eu raison de la patience des dirigeants. Jeff Fischer débarqué, le jeune et fringant Sean McVay a pris les mains l’équipe en 2017. Cerveau offensif, il s’est attaché l’expérience d’un vétéran comme coordinateur défensif en la personne de Wade Phillips. Le succès a été immédiat, s’adjugeant deux titres de division eu deux saisons. Une année d’apprentissage, se cassant les dents au premier tour des playoffs, puis une seconde rondement menée pour arracher une qualification à l’extérieur pour le quatrième Super Bowl de la franchise. Mais face à la roublardise et l’expérience de Bill Belichick et Tom Brady, ils n’ont pas existé dans une rencontre dominée de la tête et des épaules par la défense des Patriots (défaite 13-3). Le réveil a été difficile par la suite. Une non-participation aux playoffs en 2019, suivie d’une élimination en divisonal round à Green Bay ont poussé le manager général Les Snead à prendre des décisions radicales. Qu’importe les choix de draft, il a préféré miser sur l’expérience en les échangeant contre des vétérans, à l’image de ce qu’il a fait auparavant pour faire venir Jalen Ramsey (CB) de Jacksonville. Durant l’intersaison, Matthew Stafford (QB) est arrivé en provenance de Detroit, pendant que Jared Goff allait faire le chemin inverse. Puis c’est au tour de Von Miller (OLB) et Odell Bekcham Jr. (WR) de venir renforcer l’effectif en cours de saison. Pari gagnant. Les Rams ont remporté la division sous l’impulsion d’un Cooper Kupp (WR) monumental, puis ont sorti les Cardinals, Buccaneers (champions en titre) et 49ers pour se qualifier à nouveau au Super Bowl. Le 5e de la franchise et le 2e en 4 ans.

Photo : AP

 

 

Pourquoi les Rams ?

L’équipe doit son surnom à une équipe universitaire, les Fordham Rams, alma mater de Vince Lombardi et puissante équipe de l’époque. Il a été choisi conjointement par le propriétaire principal Homer Marshman, qui aimait la sonorité du nom, et surtout le manager général Damon « Buzz » Wetzel, qui était un fan assidu.

Les glorieux anciens

Hall of Famers : Aeneas Williams (2001-2004), Andy Robustelli (1951-1955), Bill George (1966), Bob (Boomer) Brown (1969-1970), Bob Waterfield (1945-1952), Dan Reeves (1941-1971), David (Deacon) Jones (1961-1971), Dick Lane (1952-1953), Elroy Hirsch (1949-1957), Eric Dickerson (1983-87), George Allen (1966-1970), Jackie Slater (1976-1995), Jack Youngblood (1971-1984), James Lofton (1993), Jerome Bettis (1993-95), Joe Namath (1977), Kevin Greene (1985-1992), Kurt Warner (1998-2003), Les Richter (1954-1962), Marshall Faulk (1999-2005), Merlin Olsen (1962-1976), Norm Van Brocklin (1949-1957), Ollie Matson (1959-1962), Orlando Pace (1997-2008), Ron Yary (1982), Sid Gillman (1955-1959), Tex Schramm (1947-1956), Tom Fears (1948-1956), Tom Mack (1966-1978), Tommy McDonald (1965-1966).

Numéros retirés : 7 – Bob Waterfield (QB, 1945-1952), 28 – Marshall Faulk (RB, 1999-2005), 29 – Eric Dickerson (RB, 1983-1987), 74 – Merlin Olsen (DT, 1962-1976), 75 – Deacon Jones (DE, 1961-1971), 78 – Jackie Slater (OT/G, 1976-1995), 80 – Isaac Bruce (WR, 1994-2007), 85 – Jack Youngblood (DE, 1971-1984)

Récompenses individuelles : 
Coach de l’année : Adam Walsh (1945), Hamp Pool (1952), George Allen (1967), Chuck Knox (1973), Dick Vermeil (1999), Sean McVay (2017)
Rookie offensif de l’année : Eric Dickerson (RB, 1983), Jerome Bettis (RB, 1993), Sam Bradford (QB, 2010), Todd Gurley (RB, 2015)
Rookie défensif de l’année : Merlin Olsen (DT, 1692), Isiah Robertson (LB, 1971), Aaron Donald (DT, 2014)
Joueur défensif de l’année : Aaron Donald (DT, 2017, 2018, 2020)
Joueur offensif de l’année : Eric Dickerson (RB, 1986), Marshall Faulk (RB, 1999, 2000, 2001), Todd Gurley (RB, 2017)
MVP du Pro Bowl : James Harris (QB, 1975), Jerry Gray (CB, 1990), Marc Bulger (QB, 2004)
MVP : Parker Hall (HB, 1939), Bob Waterfield (QB, 1945), Roman Gabriel (QB, 1969), Kurt Warner (QB, 1999, 2001), Marshall Faulk (RB, 2000)
MVP du Super Bowl : Kurt Warner (QB, 2000)

All-star Team : retrouvez une sélection des 53 meilleurs joueurs de l’équipe en cliquant sur ce lien.

Stades : Cleveland Stadium (1936-1937, 1939-1941), League Park (1937, 1942, 1944-1945), Shaw Stadium (1938), Los Angeles Memorial Coliseum (1946-1979, 2016-2019), Anaheim Stadium (1980-1994), Busch Memorial Stadium (1995), Edward Jones Dome (1995-2015), SoFi Stadium (depuis 2020). 

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