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Ryan Tannehill (Titans) : « Ce n’est pas mon job d’être le mentor de Malik Willis »

Défaite en playoffs, départ de son meilleur receveur, sélection d'un quarterback... 2022 n'est pas tendre avec Ryan Tannehill.

Ryan Tannehill ne connaît pas sa meilleure intersaison.

Le quarterback des Titans est revenu ce mardi sur sa mauvaise passe, qui a débuté lors de la défaite en playoffs face aux Bengals lors de laquelle il a lancé trois interceptions.

Il n’a pas eu peur de l’avouer à ESPN, la défaite en playoffs contre les Bengals l’a carrément envoyé droit en thérapie.

« C’est une blessure profonde. À chaque fois que je fermais les yeux, je revoyais le match. Je n’ai pas beaucoup dormi pendant des semaines. J’étais dans une période sombre, et il m’a fallu du temps et beaucoup de travail pour en sortir.

« C’est passé, mais la thérapie, parler à des gens, et le temps ont aidé. Il a fallu beaucoup de travail. […] C’est la première fois ou j’ai vraiment eu besoin de la thérapie pour sortir du brouillard. »

Ce sont ensuite des éléments extérieurs à sa volonté qui l’ont marqué, et notamment l’échange d’A.J. Brown, avec qui il avait développé une relation particulière.

« J’étais sous le choc. Quand je l’ai découvert, je me suis dit : « Ce n’est pas vrai, c’est une rumeur. » Et puis j’ai parlé à A.J. et découvert que c’était vrai. J’ai très mal dormi cette nuit là et j’ai continué de penser que c’était un cauchemar, mais c’est comme ça. »

“Professionnellement, cela fait mal. Cible prioritaire, joueur énorme, qui réalisait des actions clés pour nous depuis trois ans… Personnellement, cela fait mal. A.J. est un ami. J’ai plein de bons souvenirs avec lui sur comme hors du terrrain. Ne pas le voir au quotidien va être différent et difficile. Je suis content qu’il ait eu ce qu’il voulait, mais, en fin de compte, cela fait mal. »

Dans les pas de Brett Favre

Enfin, le joueur drafté par les Dolphins en huitième position de la draft 2012 n’a pas pu manquer de noter que sa franchise avait sélectionné un quarterback au 83ème rang de la draft, en la personne de Malik Willis. Un choix que Tannehill respecte, sans pour autant lui donner l’envie de se transformer en mentor de l’ancien joueur de Liberty.

« Ce n’est pas mon job d’être son mentor. S’il apprend des choses de moi au passage, c’est génial. »

Cela ne veut quand même pas dire qu’il y aura de l’animosité.

“J’ai envoyé un texto à Malik juste après qu’on l’ait sélectionné. […] L’équipe fait ce qu’elle pense être dans son meilleur intérêt et je n’ai aucun problème avec Malik. Nous cherchons à ajouter du talent et des joueurs qui peuvent nous aider. Nous allons l’ajouter à notre vestiaire et avancer. »

Si Alex Smith avait accueilli Patrick Mahomes a bras ouverts du côté de Kansas City, il faisait surtout figure d’exception. Au fil des années, des joueurs comme Ben Roethlisberger, Eli Manning, Joe Flacco et bien d’autres ont donné la même réponse que Tannehill. Le plus célèbre restant Brett Favre.

« Mon contrat ne dit pas que je dois préparer Aaron Rodgers à jouer. Mais j’espère qu’il me regardera et en tirera quelque chose », avait alors expliqué le quarterback des Packers.

Rodgers ne s’en était pas trop mal sorti.

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