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Les 11 leçons de la Semaine 9 : c’est qui le MVP ? Qui sont les favoris ?

Même sans Derrick Henry, Tennessee reste dans la course aux playoffs... et plus ?

Tu ne sais rien, Jon Snow

Les Rams ont perdu contre les Titans sans Derrick Henry. Les Raiders ont perdu contre les Giants. Les Bills ont perdu contre les Jaguars. Les Cowboys battus par les Broncos. Les Bengals qui tombent. Normal. Tout ça était évidemment prévu.

Quatre équipes qui arrivaient dimanche avec un bilan sous les 50% de victoire (Broncos, Jaguars, Chiefs, Giants) ont battu une franchise qui était en tête de sa division. Normal. Une nouvelle preuve que, sur une journée, tout est possible en NFL.

Euh, c’est qui le MVP ?

On a passé la mi-saison, et il est extrêmement difficile de dégager un favori dans la course au MVP. Josh Allen et les Bills sont tombés contre les Jaguars. Les Cardinals ont gagné mais sans Kyler Murray. Aaron Rodgers est sur la liste COVID. Matthew Stafford a été calmé par les Titans.

Le suspense reste total dans la course au plus prestigieux trophée individuel de la NFL.

Titans : alors peut-être ?

On leur promettait l’enfer après la blessure de Derrick Henry. Ce lundi, les Titans sont pourtant seuls en tête de la conférence AFC, après une superbe victoire contre les Rams.

La clé ? Une défense qui continue de monter en puissance. Deux interception sur Matthew Stafford, qui a été mis au supplice au point de parfois perdre sa lucidité. Le quarterback de Los Angeles a aussi été sacké cinq fois, dont trois fois par un Jeffery Simmons déchaîné.

L’attaque a bricolé avec un comité de coureur et n’a même pas produit 200 yards au total, et pourtant Tennessee s’est imposé, ce qui semblait inconcevable avant la rencontre.

ESPN rapportait dimanche que Tennessee garde un espoir de voir Henry revenir en toute fin de saison. Si la défense continue sur ce rythme, il se pourrait que son équipe soit toujours en course à ce moment-là. Ensuite, en playoffs, qui sait ?

Quand tu as deux quarterbacks…

Il n’y a pas de hasard. La NFL manque de quarterbacks de qualité. Si Trevor Siemian avait ce qu’il faut pour être un titulaire solide et régulier, une équipe s’en serait rendu compte, et il jouerait. Il n’aurait pas attendu une blessure de Jameis Winston pour prendre les commandes d’une attaque.

Sa fiche de statistiques est flatteuse, mais Siemian a très mal débuté. Et ce n’est pas un hasard. C’est un lanceur honnête, qui aura des bons passages et des moins bons, parfois dans la même rencontre. Et ce n’est pas avec un joueur de ce calibre qu’on va loin en NFL.

New Orleans a bien un deuxième quarterback, le plus si énigmatique Taysom Hill, dont on sait maintenant qu’il n’est absolument pas capable de mener une attaque. Là encore, pas de hasard. S’il était un quarterback solide, il ne serait pas derrière Siemian.

Évidemment que les Browns allaient réagir

C’était gros comme une maison. Le couplet l’addition par soustraction. Enfin débarassés du casse-tête Odell Beckham, on avait supposé dans le Footeuil que les Browns joueraient libérés. Ca n’a pas raté. Et c’est assez bluffant.

Sans OBJ, Mayfield a l’air d’un meilleur quarterback. L’attaque de Cleveland a l’air de moins forcer. Les coureurs restent la base, mais Mayfield plante quelques banderilles qui font la différence, notamment pour Donovan Peoples-Jones. Bon courage à la prochaine équipe de Beckham.

Aaron Rodgers peut dormir tranquille

Un an et demi de préparation pour ça ? Jordan Love n’a pas vraiment impressionné dimanche soir. On pensait qu’il devrait courir derrière le score et l’attaque des Chiefs. Même pas. 14 points lui auraient suffi pour l’emporter. Étant donné que les Chiefs n’ont limité qu’une seule équipe à moins de 14 points en huit rencontres cette année, cela ne semblait pas impossible.

Mais Love n’est pas encore prêt pour la course au titre. Entre imprécisions et erreurs de lectures, il n’a que rarement ressemblé à un lanceur sélectionné au premier tour censé assurer l’avenir d’une équipe.

Les défenses sont de retour ?

Les Bills avaient la meilleure attaque de la ligue avec 32,7 points par match avant d’affronter les Jaguars. Dimanche, ils n’ont même pas mis les pieds dans la end zone une seule fois.

Ailleurs, les Cowboys (16 points), Raiders (16), Packers (7), Chiefs (13) et Rams (16) ont tous été largement limités offensivement, . Si le doute a souvent été permis ces dernières années, la défense n’est peut-être pas totalement morte en NFL.

Pendant ce temps, Mike Zimmer est toujours là

Minnesota menait de 14 points contre les Ravens au début de la seconde mi-temps. Les violets semblaient encore une fois en train de sauver la tête de leur coach. Et puis non. D’abord parce que Lamar Jackson n’a désormais plus peur de porter son équipe dans des remontées folles. Mais aussi parce que les Vikings se sont écroulés.

La défense était sur les rotules. L’attaque, après un bon début, a calé, avec trois punts sur ses quatre dernières possessions. Au bout d’un moment, il va falloir changer quelque chose, et cela commencera par Mike Zimmer, qui a clairement atteint son plafond avec cet effectif, qu’il n’arrive pas à faire passer un palier. Mais pas aujourd’hui, apparemment.

On ne s’inquiète pas pour les Cowboys

Un jour sans, ça arrive en NFL. Pas de panique. Pour le moment.

Les Broncos seront incroyables quand ils auront un franchise quarterback

Javonte Williams a écrasé tout le monde au sol. Tim Patrick et Jerry Jeudy sont excellents dans les airs. La défense est toujours solide.

Si seulement. Si seulement ils avaient un lanceur élite.

Depuis le départ à la retraite de Peyton Manning après la saison 2015, les quarterbacks titulaires de Denver ont été : Trevor Siemian, Paxton Lynch, Brock Osweiler, Case Keenum, Joe Flacco, Drew Lock, Brandon Allen, Jeff Driskel, Brett Rypien, Kendall Hinton et Teddy Bridgewater.

Josh Allen sur Josh Allen, Josh Allen, Josh Allen, Josh Allen !

Les amateurs de jeux de mots en tout genre ont frôlé l’orgasme pendant trois heures dimanche. Josh Allen qui sack Josh Allen. Josh Allen qui intercepte Josh Allen. Josh Allen qui arrache le ballon à Josh Allen.

La première fois qu’un joueur sackait son homonyme.

Josh Allen partout. Amusement patronymique à tous les étages. Le bonheur.

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