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Patriots – Jets (10-3) : Du football à l’ancienne

Un miracle à la fin du temps réglementaire a su éviter des prolongations.

New England Patriots (6-4) –New York Jets (6-4) : 10-3

Duels de défenses, des attaques qui piétinent, une météo rude, les Patriots et les Jets ont livré un match qui rappelle furieusement le football du siècle dernier. 13 points marqués, 17 punts, 11 sacks, 400 yards produits au total, les deux clubs ont vécu une rencontre douloureuse et enfermée dans les actions défensives. Avec un match longtemps bloqué à 3-3, heureusement les prolongations ont été évitées grâce à une action d’éclat à quelques secondes de la fin de la rencontre. Marcus Jones délivre New England en relançant un dégagement tout le long du terrain, et pose un point final au quatorzième succès d’affilée des hommes de Bill Belichick contre le Gang Green.

Face à la bonne défense de New York, et particulièrement la très grosse ligne verte, les Patriots se sont montrés plus homogènes et constructifs, mais ont été trahis plusieurs fois par leur botteur. Et malgré deux fois plus de temps de possession que leur adversaire, trois fois plus de yards engrangés, les hommes du Massachusetts ont eu des difficultés à retranscrire leur avantage au tableau d’affichage.

Du côté des Jets la construction offensive a posé de gros problèmes. Zach Wilson a eu beaucoup de difficultés à se synchroniser avec son corps de receveur, a arrosé le terrain avec des passes imprécises et mal ajustées. La partie a même vu le Gang Green afficher plus de punts que de passes réussies ou de first downs.

Une météo et des défenses agressives

Après un léger retard et quelques problèmes techniques, la rencontre s’ouvre sur des échanges de dégagements, les escouades défensives étouffant leurs vis-à-vis. Des lignes muselées, un sack, un fumble (rappelé par les arbitres), des faux départs, les attaques ont bien du mal à se mettre en route. D’autant que le vent n’aide pas le jeu aérien, les deux formations proposent du football à l’ancienne. Le premier coup d’éclat vient de Damien Harris (65 yars au sol, 28 yards à la réception) qui perce pour 22 yards et aide son équipe à entrer en zone rouge à la fin du premier quart. 0-0 au changement de côté.

Bien placée, New England ouvre la seconde période sur un field goal qui débloque le tableau d’affichage. Pourtant le match reste équilibré. En réponse, Zach Wilson (9/22, 77 yards) réussit à alerter Denzel Mims (35 yards) pour 34 yards, à entrer dans les derniers yards, et à égaliser. Et même si les Patriots semblent lancés ils ne parviennent pas à convertir. Malgré une grosse pression Jonnu Smith (40 yards) s’échappe sur 26 yards, Rhamondre Stevenson (26 yards au sol, 56 yards à la réception) se bat pour obtenir une première tentative, mais le coup de pied de Nick Folk (1/3) est raté pour reprendre l’avantage. Les équipes rentrent aux vestiaires à égalité, 3-3 au coup de sifflet.

Il aura fallu un miracle

La seconde mi-temps débute sur les mêmes bases viriles. Matthew Judon (5 TKL, 1, 5 sacks, 1 TFL) devient le troisième meilleur sackeur de l’histoire des Patriots, et Harris débloque la situation en s’envolant pour 30 yards. Seulement pour voir Folk échouer une nouvelle fois à 43 yards, et la partie continue de piétiner. Mac Jones (23/27, 246 yards) se connecte avec Jakobi Meyers (52 yards) puis Hunter Henry (20 yards) sans résultat, quand Zach Wilson n’arrive à rien et exaspère ses coéquipiers. Les deux équipes continuent de s’échanger les punts, les défenses sont omniprésentes et le troisième quart se conclue sans points marqués.

La dernière manche n’est pas plus mouvementée. Les deux clubs atteignent le temps mort automatique sans que les attaques n’arrivent à produire quoi que ce soit, entre passes mal ajustées et courses écrasées sur les lignes. La délivrance arrive à 7 secondes de la fin. Alors que tout le monde envisageait une prolongation douloureuse, Marcus Jones relance un énième punt, slalome pour 84 yards et inscrit le seul touchdown du match. Touchdwon, coup de sifflet, New England exulte et New York, dépitée, voit son avance au classement de division disparaître.

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