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[Si j’étais un espoir] Jordan Addison (WR) : le feu follet

Appelez les pompiers, Jordan Addison est un pyromane qui met le feu à toutes les défenses !

En attendant les fiches draft d’après-saison, la rédaction de TDActu vous propose un coup de projecteur sur les futures pépites qui rejoindront la NFL en 2023.

Jordan Addison

Né le 27 janvier 2002 à Frederick, Maryland
1m80 pour 83 kilos
Receveur, USC, junior

Brillant partenaire de Kenny Pickett pendant deux saisons à l’université de Pittsburgh, Jordan Addison relève le challenge ambitieux de USC. La fac de Los Angeles a même déroulé le tapis rouge pour le recruter : Jordan Addison y portera son habituel #3 dans le dos, numéro pourtant retiré par l’université pour honorer Carson Palmer (ex Bengals). Vif et courant de bons tracés, il a été élu comme le meilleur receveur universitaire en 2021. Considéré donc devant les 6 receveurs draftés au 1e tour en 2022 !

Si j’étais une qualité : courir les bons tracés

Un tracé est le parcours que doit suivre un joueur. Tout va tellement vite pour un quarterback : son receveur doit donc se rendre là où il est sensé le faire, au moment où il doit y être, car le passeur n’a pas le temps d’attendre qu’il y soit avant de lancer : il doit anticiper. En cela, Jordan Addison est un expert car feintes des épaules et appuis dynamiques lui permettent d’envoyer le défenseur dans le zig, quand il va dans le zag ! Et quand le cornerback tente de réagir, il est trop tard : Jordan Addison a le ballon en main et son accélération fait alors le reste.

S’il sait comment battre les cornerbacks, c’est sans doute parce qu’il a joué cette position au lycée. Il avait même reçu une offre de Notre Dame pour jouer en défense.

« J’ai joué cornerback donc je sais ce qu’ils aiment pas ! », disait-il au Los Angeles Times

Si j’étais un défaut : les drops

Un receveur est sur le terrain pour attraper les ballons. S’il en a capté 160 ses deux premières saisons, il en a aussi relâché un peu trop : 11,6% selon PFF ! En 2022, il semble avoir corrigé ce défaut : aucun drop lors des 3 premiers matchs et un seul lors du 4e face à Oregon State. Un seul drop mais 6 touchdowns lors de ces quatre matchs !

Si j’étais une stat : 26 burns en 2021

Tout droit ou après changement de direction : il brûle ses adversaires ! Son énorme total de 26 Burns en 2021 (2e en NCAA) montre à quel point il est incisif : la statistique Burn mesure le nombre de fois où un receveur s’est libéré du marquage pour obtenir une 1e tentative, ou un touchdown.

Si j’étais un rendez-vous : à UCLA le 19 novembre

Si la rivalité face à Notre Dame est historique pour USC, il y a également un derby dans la ville de Los Angeles. Les deux universités sont distantes « d’à peine » 25 kilomètres, dans cette mégalopole douze fois plus grande que Paris. Ce match est aussi une confrontation entre une école publique (UCLA) et une dite « privée (gestion des fonds par l’état ou par des investisseurs).

Académiquement, les deux universités sont classés dans le top 30 du pays. Et sportivement parlant, si UCLA domine en basketball, USC est le plus souvent meilleur en football. La plus grande différence entre les deux universités est sans doute leurs localisations : près du défavorisé South Central pour USC alors que UCLA est à la frontière du quartier Bel-Air, celui où vivent les millionnaires de la cité des anges.

Deux campus énormes (plus de 45 000 étudiants sur chaque) et un derby, voila une scène sur laquelle Jordan Addison espère briller.

Si j’étais un joueur NFL : Antonio Brown (ex Steelers)

Ses frasques extra-sportives éclipsent souvent, dans l’inconscient collectif, que Antonio Brown était excellent sur le terrain. Vivacité, science des tracés et capacité à jouer de partout, le jeune Addison propose un profil similaire à l’ancienne star des Steelers. Les moments WTF en moins (moments étonnants).

Si j’étais un choix de draft : 7-15

En 2022, Jordan Addison a décidé de partir en Californie, afin de jouer pour un entraineur réputé pour son esprit offensif.  Durant ses 7 saisons à la tête de Oklahoma, l’attaque de Lincoln Riley n’a jamais fait moins bien que 8e en points marqués, sur le plan national (130 universités) ! Adepte d’un système dit Air Raid, il aime tirer avantage de schémas simples mais efficaces comme « Mesh » : entrecroisement des tracés de deux receveurs pour créer de la confusion dans la défense, et libérer de l’espace disponible pour gagner des yards après réceptions.

Hal Mumme est avec Mike Leach, le fondateur de cette philosophie de jeu.

« Lincoln Riley conduit une attaque très plaisante à voir car il capitalise sur les qualités de ses joueurs, en les mettant dans les meilleures dispositions pour faire un jeu explosif. », disait Hal Mumme au Los Angeles Times

Jordan Addison se trouve donc au meilleur endroit possible. En 2022, deux receveurs ont été choisis dans le top 10 de la draft. Trois en 2021. Combien en 2023 ? Jordan Addison est un candidat sérieux pour le devenir.

Si j’étais une équipe NFL : Chicago Bears

En 2021, Justin Fields a eu beaucoup de mal : 10 interceptions en 12 matchs, 5 fumbles perdus et un piètre 59% de passes complétées (32e % NFL). Mais il a donné de l’espoir aux fans avec ses lancers en profondeur : 16% de ses passes étaient longues (20 yards ou plus) et il était le 12e quarterback en terme de précision sur ce type de lancer. Voila pourquoi les Bears ont misé en 2022 sur un receveur rapide : Velus Jones et ses 4,31 secondes sur le 40 yards. Voila pourquoi Jordan Addison serait un ajout de choix : 10 de ses 17 touchdowns 2021 l’ont été sur un jeu de 20 yards ou plus !

Toujours en difficulté en 2022, Justin Fields aurait bien besoin de Jordan Addison et sa capacité à évoluer sur toutes les zones du terrain. Il pourrait être cette cible numéro 1 qu’un jeune QB a tant besoin.

Lors de son match face à Stanford le 10 septembre 2022, un certain Jerry Rice semblait approuver ce qu’il voyait de Jordan Addison (voir ci-dessous).

 

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