Draft 2022 : ils n’ont pas eu de fiches, mais ils peuvent être dans les trois premiers tours

Neuf joueurs qui n'ont pas de fiches, mais des ambitions !

TDA vous a proposé 80 fiches concernant les meilleurs joueurs de cette draft, tout en tentant de diversifier les profils et les postes. Mais il existe encore d’autres joueurs qui peuvent prétendre au deuxième jour de la draft, voici une petite sélection. Les positions dans l’article sont ceux du top 100 de Victor Roullier publié le 18 avril, pas un classement global.

Tariq Woolen, CB, UTSA (Big Board : 34e)

Comme son coéquipier Sincere McCormick, Tariq Woolen n’est pas assez reconnu par le grand public malgré une excellente carrière universitaire. Rapide, puissant et athlétique, il coche toutes les cases sur le plan des « intangibles ».

Il reste un joueur qui doit travailler sur sa technique et sur son QI football, mais les fondations sont solides. Il est de tous celui qui a le plus de chance d’être choisi au deuxième tour, peut-être même au premier dans certaines conditions. Quoiqu’il en soit, il a les capacités pour devenir titulaire en NFL rapidement.

Skyy Moore, WR, Western Michigan (Big Board : 42e)

Comme pour Woolen, son absence dans les fiches s’explique plus par la densité au poste que par un manque de talent. Véritable fusée, Moore est un danger avec le ballon en mains, capable de gagner des yards après réception avec une facilité déconcertante.

S’il n’a pas les dimensions physiques des « gros » receveurs de cette draft, une pile electrique comme lui devrait rapidement trouver sa place en NFL. La vitesse est une denrée rare en NFL, et les Chiefs (entre autres) ont montré que des receveurs comme Moore peuvent avoir un impact non significatif.

Sam Williams, EDGE, Ole Miss (Big Board : 48e)

Encore une victime d’une cuvée très dense. Sam Williams est un diamant brut, dont le potentiel est immense. Les fondations sont là sur le plan athlétique, et la production illustre un talent certain. Le « problème » est que le développement de Williams prendra un peu plus de temps que pour ses collègues de la cuvée.

Techniquement, il est perfectible, et doit apprendre à mieux reconnaître le jeu tant en défense de course qu’en pass rush. Dernière piste d’amélioration : il doit être plus calme, et éviter les pénalités stupides trop souvent observées en université.

Isaiah Likely, TE, Coastal Carolina (Big Board : 50e)

Voici un joueur qui divise. Likely est dans le moule des tight ends modernes, plutôt receveur que bloqueur, plutôt « F » que « Y ». Absolument monstrueux lorsqu’il s’agit de recevoir le ballon, il est beaucoup moins à l’aise lorsqu’il s’agit de bloquer.

Excellent coureur de tracés, il a un potentiel certain pour gagner des yards après réception. Il est une cible de choix pour des systèmes qui utilisent les tight ends plus comme des cibles que comme des bloqueurs traditionnels.

Quay Walker, LB, Georgia (Big Board : 56e)

Linebacker n’est pas forcément la position la plus valorisée, mais Walker est un joueur extrêmement intéressant par son profil. Contrairement aux autres linebackers de la cuvée à la valeur similaire, il est plus spécialisé en couverture et en poursuite qu’en défense de course.

Le problème principal est celui qui s’applique à quasiment toute la défense de Georgia : beaucoup de rotation, et donc peu de temps de jeu. Difficile donc de savoir le potentiel réel du joueur sur le long terme. Un risque donc, mais un risque qui donnent envie car joueur athlétique et polyvalent, il n’est pas s’en rappeler Jamie Collins à son arrivée aux Patriots.

Jesse Luketa, LB/EDGE, Penn State (Big Board : 61e)

Peut-être le choix le plus polémique de mon top 100. Parfois considéré comme un EDGE, parfois comme un linebacker, il est pour moi mieux construit pour la deuxième option. Il est typiquement le joueur qui a été limité par le système, son entraîneur voulant à tout prix en faire un hybride plutôt qu’un pur linebacker.

Avec une telle explosivité et un QI football au-dessus de la moyenne, Luketa a tout pour réussir au plus haut niveau. Il faudra trouver le schéma idéal, mais il pourrait bien être la surprise de la fin du second tour. S’il n’est pas prêt en tant que rookie, il sera une superbe arme en équipe spéciale.

Wan’Dale Robinson, WR, Kentucky (Big Board : 62e)

Encore un receveur un peu sous les radars. Véritable joueur « gadget » (dans le bon sens du terme), il est aussi efficace en tant que receveur traditionnel qu’en tant que coureur. Pour faire court : il y a du Antonio Gibson en lui.

S’il est un joueur electrisant, il est loin de cocher toutes les cases sur le plan physique. Plus explosif que rapide, et pas forcément puissant, il risque d’être rayé de certains boards. Mais il ne serait pas étonnant de voir à l’inverse une équipe tomber amoureuse du profil.

Bonus :

Nik Bonitto, Edge, Oklahoma (Par Jean-Michel Bougeard)

Joueur très athlétique, Nik Bonitto gagne ses duels avec sa vitesse et ses angles d’attaque des linemen offensifs. Il est un spécialiste pour déborder depuis l’extérieur : sacks du quarterbacks ou plaquages d’un coureur avant qu’il ne franchisse la ligne d’engagement, le joueur de OU apportera cela à sa future équipe NFL.

Possédant le même gabarit mais pas le même développement technique, Nik Bonitto devrait s’inspirer de Von Miller pour gagner une place de titulaire en NFL. Mais d’ores et déjà, sa présence disruptive sur les 3e tentatives lui permet d’envisager entendre son nom, dans la seconde moitié du 2e tour de la draft.

Tyler Smith, OT, Tulsa (JMB)

Lineman offensif possédant de l’envergure et des qualités athlétiques, Tyler Smith est la définition même du « projet ou prospect en version originale » : encore brut techniquement mais offrant un grand potentiel. Agressif au point d’impact et mobile, il semble pouvoir être polyvalent pour évoluer à l’extérieur ou à l’intérieur d’une ligne offensive. En plus de ses qualités évidentes, ses défauts devraient pouvoir être gommer, notamment en raison de son jeune âge : début avril, il a fêté ses 21 ans !

 

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