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[Fiches Draft] Brian Robinson (RB), l’homme de l’ombre

Le coureur d’Alabama a dû attendre son heure, mais arrive avec de sérieux acquis dans la grande ligue.

Brian Robinson – Running Back – 23 ans – SeniorAlabama

Taille : 1m85

Poids : 102 Kg

Position estimée dans la draft : 3e tour

Stats 2021 :  271 courses, 1 343 yards, 14 touchdowns, 35 réceptions, 296 yards, 2 touchdowns

Comparaison NFL : David Montgomery

Points forts

– Physique et efficacité en short-yardage

– Patience et vision du jeu

– Mains fiables et fraicheur relative

C’est peu dire d’affirmer que Brian Robinson aura su attendre son heure ! Comme chaque année (ou presque), Alabama nous sort un prospect star au poste de running back, celui qui aura longtemps été un backup de luxe du côté de Tuscaloosa, derrière les Josh Jacobs, Damien Harris ou autre Najee Harris. Pourtant, en 2021, quand on a eu à faire appel à lui, Robinson a rarement déçu. Doté d’une belle amplitude physique, le numéro 4 est un vrai bulldozer en mouvement et sait mettre à profit son aptitude au duel et sa science du raffût par une patience à toute épreuve et une capacité de lecture redoutable. L’objectif est clair : trouver les espaces ouverts pour rendre les un-contre-uns injouables pour les plaqueurs adverses. Son bon rendement en a fait une menace constante sur short-yardage et face à des front sevens plus permissifs (contre Ole Miss ou Cincinnati), le coureur s’en était donné à cœur joie avec 375 yards et 4 touchdowns sur ces deux seules sorties. S’il est un joueur difficile à maîtriser au sol, il peut être aussi précieux en sortie de backfield. Ses mains sont extrêmement fiables (aucun fumble et deux drops sur la trentaine de ballons lancée dans sa direction en 2021) et son intelligence de jeu lui permet de proposer rapidement une solution à son quarterback. Une donnée intéressante pour espérer pouvoir s’exprimer sur trois tentatives à l’échelon supérieur.

Points faibles

– Manque d’explosivité

– Appuis assez quelconques

Ce qui risque de coûter du temps de jeu à Robinson, c’est avant tout son manque d’explosivité. Dans des classes de running back agiles et polyvalentes, le joueur du Tide manque d’un brin de folie dans son jeu et ne possède pas vraiment d’accélération fulgurante, en dépit d’une vitesse notable (4,51 au Combine sur 40 yards). Ses appuis et ses changements de direction manquent aussi de fluidité, ce qui pourrait à terme le ranger dans la catégorie de la simple brutasse de service dans un backfield de comité.

Destinations possibles

Houston Texans, Kansas City Chiefs, New York Giants, Atlanta Falcons, Tampa Bay Buccaneers

Des acquis certains, mais un facteur X qui semble lui faire défaut. C’est sans doute ce qui a fait attendre Brian Robinson aussi longtemps en universitaire et ce qui risque de le pénaliser en NFL. A n’en pas douter, son physique et son QI football devraient rapidement lui permettre de s’insérer dans la rotation chez les pros, et son utilisation tardive à Alabama lui offrira une fraicheur non négligeable, malgré l’utilisation fréquente de son gabarit au duel.

Le MVP du Cotton Bowl conserve malgré tout de précieuses ressources, comme une efficacité en sortie de backfield qui pourrait clairement en étonner plus d’un. A l’image d’un David Montgomery, il y a quelques saisons, ce potentiel intéressant pourrait pousser une franchise à se pencher sur son cas dès le troisième tour, dans un plateau homogène derrière les quatre têtes de gondole (Walker-Hall-Cook-Spiller).

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