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Le bulletin de notes des nouveaux coachs

Quelle équipe a trouvé son prochain gourou ? Quelle équipe est repartie pour des années de galère ?

Moins d’une semaine après un Super Bowl opposant deux coachs dans leur premier poste de coach principal, la liste des nouveaux coachs est enfin finalisée avec l’officialisation de l’arrivée de Kevin O’Connell aux Vikings. Parmi les neuf équipes en recherche d’un nouveau coach, lesquelles ont trouvé leur Sean McVay ? C’est l’heure du conseil de classe.

Jacksonville Jaguars (Doug Pederson) : 9/10

Après le fiasco Urban Meyer, Doug Pederson est un excellent choix du côté de Jacksonville. Vainqueur du Super Bowl il y a à peine quatre ans avec la Eagles, réputé pour sa capacité à développer les quarterbacks, Pederson est aussi un coach qui a la réputation d’être aimé par ses joueurs. Après une année chaotique, Trevor Lawrence aura un environnement lui permettant de justifier son statut de numéro 1 de la draft la saison passée.

Minnesota Vikings (Kevin O’Connell) : 8/10

Mike Zimmer débarqué, c’est un nom un peu moins connu qui vient le remplacer en la personne de Kevin O’Connell. Disciple de Sean McVay à Washington et à Los Angeles, où il était coordinateur offensif la saison passée, O’Connell espère sûrement suivre les traces de son maître. Et si cela peut rassurer les fans de Minnesota, les ex-disciples de McVay ont eu des fortunes plutôt heureuses : Brandon Staley a développé admirablement Justin Herbert chez les Chargers, Matt LaFleur a remporté treize matchs trois saisons de suite à Green Bay, et enfin, Zac Taylor a amené les Bengals au Super Bowl. Les Vikings ont des armes en attaque, et si O’Connell arrive à dépoussiérer le playbook, il pourrait faire des ravages avec Kirk Cousins, Justin Jefferson, Adam Thielen ou encore Dalvin Cook.

Las Vegas Raiders (Josh McDaniels) : 7/10

Suite à une saison mouvementée, ponctuée par le départ du coach Jon Gruden ou encore l’incarcération du receveur star Henry Ruggs, les Raiders auraient pu exploser et finir dans les tréfonds de la ligue. Que nenni, Las Vegas a arraché sa place en playoffs. Cette équipe a du caractère, symbolisée par son lanceur Derek Carr. Issu de l’école Patriots, McDaniels pourrait être l’homme de la situation pour apaiser le bateau Raiders. Certes, sa dernière (et seule) expérience à ce poste aux Broncos a terminé en désastre (3 victoires, 9 défaites et viré en cours de saison), mais c’était il y a 12 ans déjà. Mieux encore, McDaniels a levé les doutes sur ses capacités en montrant que même sans Tom Brady, et avec un quarterback rookie (Mac Jones), il parvenait à mettre en place une attaque décente.

New Orleans Saints (Denis Allen) : 7/10

Pas de chamboulement du côté de la Louisiane. Sean Payton est parti, son coordinateur défensif est promu. Une bonne inspiration du côté des dirigeants des Saints, tant le coaching a été irréprochable l’an passé. L’équipe est passée à deux doigts des playoffs, éliminée lors de la dernière journée par la victoire de San Francisco sur les futurs champions Rams en prolongations. Pourtant, orphelins de Drew Brees, les Saints ont titularisé par moins de 4 quarterbacks durant la saison, pour un résultat offensif limité. C’est véritablement la défense de fer coachée par Denis Allen qui a maintenu cette équipe à flot. Points d’orgues de la saison, les victoires face aux Packers de Rodgers (3 points encaissés seulement) et aux Buccs de Brady (0 point encaissé). Le chantier de l’intersaison sera du côté des joueurs, et notamment du quarterback.

Chicago Bears (Matt Eberflus) : 6/10

Chicago est enfin délivré de Matt Nagy. Arrivé avec l’étiquette de génie offensif, les performances de Chicago ont lentement mais sûrement décliné saison après saison. En 2021, l’attaque de Chicago était la pire de l’histoire de la franchise, et le pauvre Justin Fields n’était pas exploité sur ses forces. Avec Eberflus, ex-coordinateur défensif des Colts, Chicago tente un retour à l’identité de la franchise : la défense. Eberflus a impressionné à Indianapolis par la qualité de sa défense malgré l’absence de stars. A Chicago il aura un casting plus alléchant, symbolisé par Khalil Mack. Mais le problème reste du côté de l’attaque, où Eberflus sera épaulé par son nouveau coordinateur offensif Luke Getsy, débarqué des Packers. Dans cette NFL nouvelle génération symbolisée par de jeunes coachs offensifs, le choix Eberflus est un peu à contre-courant, notamment quand la priorité n’est pas de solidifier la défense mais de développer Fields.

New York Giants (Brian Daboll) : 6/10

Depuis le Super Bowl remporté en 2011, les Giants n’y arrivent plus. Et ce n’est pas Joe Judge qui dira le contraire tant les G-Men ont terminé la saison en roue libre. C’est le convoité Brian Daboll qui a débarqué. Coordinateur offensif d’une attaque des Bills souvent inarrêtable, Daboll a surtout réussi à polir un Josh Allen extrêmement brut à son arrivée en NFL. A New York, ce sera une autre paire de manche. L’équipe est dans le rouge au niveau de la gestion salariale et ne compte presque aucun point fort. Si Sean McDermott a admirablement réussi à relever la franchise de Buffalo, Daboll a-t ‘il toutes les clés pour réitérer cette performance ? Excepté les deux dernières saisons, il n’a pas laissé un souvenir impérissable dans les précédentes franchises pour lesquelles il a travaillé.

Denver Broncos (Nathaniel Hackett) : 5/10

Le problème était il vraiment le coaching à Denver ? Vic Fangio a eu des résultats honorables en trois saisons, d’autant plus quand le quarterback se nommait Joe Flacco, Drew Lock ou Teddy Bridgewater. Dès lors, le choix de Nathaniel Hackett, coordinateur offensif des Packers, peut poser question. Il est évidemment plus facile de mener une équipe à la victoire quand on possède Aaron Rodgers que Teddy Bridgewater. De plus, le système offensif des Packers est principalement conçu par le head coach Matt LaFleur, pas par son coordinateur Nathaniel Hackett. Sans quarterback, et avec un head coach dont les prouesses offensives restent à prouver, les Broncos pourraient de nouveau voir une longue saison se profiler.

Miami Dolphins (Mike McDaniel) : 5/10

Avec stupeur et fracas, Miami a débarqué Brian Flores en fin de saison dernière. Pourtant Flores était de loin le coach le plus performant à la tête de la franchise floridienne depuis des années. Mike McDaniel a été choisi pour le remplacer. Comme pour les Broncos et Nathaniel Hackett, Mike McDaniel jouit de la réputation d’une attaque dont il était le coordinateur offensif, celle des 49ers en l’occurrence. Pourtant, ce système est celui de Kyle Shanahan. C’est même lui qui appelle les jeux. Les Dolphins prennent donc un risque certain en embauchant un coach offensif qui n’a jamais eu la responsabilité du playcall.

Houston Texans (Lovie Smith) : 2/10

Après une saison à peine, David Culley a été prié de faire ses bagages et de quitter la franchise texane. Pourtant, le coach s’est bien débrouillé avec l’imbroglio Deshaun Watson. Avec un effectif parmi les plus faibles de la ligue, et un quarterback rookie du 3eme tour à la barre, la copie finale n’était pas si déshonorante. Les propriétaires voulaient ils alors faire un grand ménage ? Non, puisqu’ils ont décidé de promouvoir Lovie Smith, coordinateur défensif de l’équipe avec la 31ème défense de la ligue. Son expérience précédente en NFL, aux Buccaneers, est aussi un échec (8 victoires, 24 défaites), tout comme la parenthèse universitaire à Illinois (17 victoires pour 39 défaites). Comment les Texans peuvent-ils voir en lui le renouveau de la franchise ? Et si ils ne voulaient qu’un coach « de passage », pourquoi n’avoir pas gardé Culley ?

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