Super Bowl LVI : les 5 clés du match

Voici les cinq éléments qui pourraient faire basculer la rencontre.

À trois jours du Super Bowl, la tension monte pour les deux équipes et tous les fans de NFL. Pour vous faire patienter jusqu’au grand match, on continue de vous présenter ce grand rendez-vous.

Aujourd’hui, on rentre doucement dans le vif du sujet avec cinq éléments qui pourraient faire basculer la partie d’un côté comme de l’autre.

1. Le receveur numéro 2

S’il y a un point commun à trouver sur les victoires de ces deux équipes en finale de conférence, elle serait à chercher du côté de la deuxième option offensive. Certes Cooper Kupp et Ja’Marr ont assuré, mais ce sont bien Odell Beckham Jr. et Tee Higgins qui ont fait la différence. Le premier a enregistré 9 réceptions et 113 yards, tandis que le second a terminé la rencontre avec 6 réceptions et 103 yards. Aucun des deux n’a inscrit de touchdown, mais ils ont bien étaient essentiels dans l’avancée de leur équipe, notamment sur les troisièmes tentatives. Dimanche, leur rôle sera crucial.

Comment vont-ils pouvoir libérer leur quarterback quand la première option sera bloquée ? Kupp et Chase auront forcément une attention toute particulière de la part des défenses. Que ce soit avec des prises à deux ou le cornerback numéro 1 sur le dos, les deux receveurs seront surveillés de très près. Et même s’ils peuvent empiler les statistiques, les deux escouades offensives vont avoir besoin d’une deuxième cible pour libérer la pression et diversifier les menaces. Si Odell Beckham Jr. et Tee Higgins jouent comme en finale de conférence, leurs attaques respectives pourraient devenir très compliquées à ralentir.

2. La protection face à Aaron Donald

De l’avis général, c’est certainement le meilleur joueur de la rencontre. Aaron Donald est un monstre défensif qui ne laisse aucun répit aux lignes offensives. Depuis le début de la saison il a accumulé 12,5 sacks, 4 fumbles forcés et 46 plaquages en saison régulière auxquels il faut ajouter 1,5 sacks en playoffs. Et même quand il est un peu plus discret, comme lors du dernier match face à San Francisco, le triple défenseur de l’année trouve le moyen d’influer sur le sort de la rencontre. Alors, comment se préparer face à une telle force de la nature ? Zac Taylor doit se faire des nœuds au cerveau depuis quelques jours.

Depuis qu’il est dans la ligue, les équipes ont tout tenté face à Donald : un seul défenseur, les prises à deux et même trois linemen offensifs concentrés sur le défenseur. Le problème avec cette équipe des Rams est que le défensive tackle n’est pas la seule menace de ce pass-rush. Il faut donc intelligemment répartir les ressources entre Aaron Donald, Von Miller, Leonard Floyd et même les blitz. Une équation qui semble parfois insoluble. Surtout quand on a une ligne offensive aussi poreuse que celle des Bengals. Le schéma de protection sera donc crucial pour au moins limiter la casse. Pour le reste, Joe Burrow devra (encore) faire des miracles.

3. Le jeu au sol de Los Angeles

C’est la déception de la saison côté Los Angeles. Depuis le début de l’année, les Rams n’affichent que 99 yards par match à la course. En playoffs, ils avaient bien démarré face aux Cardinals avec 140 yards gagnés (3,7 yards par course), avant de retomber dans leur travers avec 73 et 70 yards contre Tampa Bay et San Francisco (2,4 y/course à chaque fois). Si cette attaque est nettement basée sur le jeu aérien, elle a besoin de la course pour laisser son adversaire dans l’inconnu. Cam Akers (54 tentatives pour 151 yards en playoffs) et Sonny Michel (24 courses pour 78 yards) auront donc un rôle important. Tout comme la ligne offensive pour ouvrir des brèches.

Los Angeles Rams running back Sony Michel (25) runs from Minnesota Vikings defensive tackle Michael Pierce (58) and defensive tackle Dalvin Tomlinson (94) during the first half of an NFL football game, Sunday, Dec. 26, 2021, in Minneapolis. (AP Photo/Bruce Kluckhohn)

Depuis le début de cette post-saison, Sean McVay a très peu utilisé son jeu au sol pour revenir dans la partie ou pour prendre le contrôle du score. En revanche, il a en a souvent usé pour tenter de le garder. Dans ces situations, il a était inefficace, procurant quelques frayeurs aux supporters (cf. vs les Buccaneers). Selon le scénario du Super Bowl, Los Angeles aura peut-être besoin de son jeu au sol pour ralentir le rythme et conserver l’avantage. À ce moment-là, il deviendra décisif dans le déroulé de cette rencontre.

4. Les ajustements durant la rencontre

L’un des duels les plus attendus de dimanche va se passer sur les bancs de touche. Sean McVay et Zac Taylor s’affrontent pour la deuxième de leur carrière en NFL. Les deux hommes se connaissent par cœur puisque le second a fait partie du staff du premier à Los Angeles avant de débarquer à Cincinnati. Nul doute que depuis deux semaines ces deux techniciens mettent en place un plan de jeu millimétré pour tenter de déstabiliser son homologue. Mais que ce schéma fonctionne ou pas, il va falloir s’adapter.

Les ajustements à la mi-temps ou en plein match seront particulièrement importants durant ce Super Bowl. Lors de la finale de conférence, le coaching staff des Bengals avait impressionné en rectifiant le tir en défense. Seront-ils capables d’en faire de même pour aller chercher cette bague ?

5. Le duel de kickers

Comment ne pas évoquer les kickers dans un match aussi important que celui-ci  Depuis le début de ces playoffs, ces deux équipes ont compté sur le pied de leur joueur d’équipes spéciales pour en arriver ici. A deux reprises, Evan McPherson a permis aux Bengals d’accéder au tour suivant grâce à des field goals dans les derniers instants (12/12 en playoffs). Deux matchs gagnés aussi grâce (notamment) au pied de Matt Gay pour Los Angeles (7/9). Si le Ram a un peu plus de déchets que le rookie depuis trois matchs, les deux hommes restent des valeurs sûres. Ils ne devront en tout cas pas craquer pour ce qui est le plus gros match de leur carrière. Ils auront en tout cas un rôle

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