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[TDA au Super Bowl LVI] Jour 1 : le nouveau monde

TDA est de retour au Super Bowl, un évènement qui doit s’adapter à la situation.

Dans un monde où la pandémie a rendu des choses banales plus imprévisibles que jamais, passer les frontières est (re)devenu un évènement loin d’être anodin. Au moment d’aborder le voyage vers l’Ouest américain, difficile d’affirmer ici que nous étions totalement sereins. Et pourtant tout était en règle. Test covid négatif, pass vaccinal, attestation sur l’honneur que l’on n’a pas éternué plus de trois fois lors des 24 dernières heures… les compagnons de voyage version « Nouveau Monde » sont tous là et s’avèrent d’une aide précieuse. 11h de vol plus tard, le passage à la douane se passe s’en accroc. Ce qui sera désormais toujours une petite victoire pour TDA.

Conditionnel de superstition

Une fois arrivée à Los Angeles, pas le temps de profiter du soleil californien. Première mission : récupérer l’accréditation. Direction le Convention Center, accolé à la Crypto.com Arena, la salle qui accueille les deux équipes NBA de la ville. C’est ici que la NFL a placé toutes les activités pour le public. La Fan Experience. Côté affluence, on est encore loin de la cohue annoncée en fin de semaine. Les pièces ne sont pas encore bondées, mais chaque visiteur a le droit à sa boite d’autotest gratuit en sortant. La NFL s’adapte à la situation et veut surtout éviter la catastrophe.

Malgré les rues clairsemées, on aperçoit tout de même quelques maillots des Rams, mélangés aux tuniques des Clippers qui reçoivent ce soir-là les Bucks, champions en titre. Quant à nous, on file tout droit vers la salle, ou plutôt, le parking souterrain, réservé à la remise des accréditations. Ça y est ! Le précieux sésame est autour du cou. Pour l’instant, il ne donne accès qu’aux activités de la semaine, mais deviendra d’ici quelques jours notre ticket d’entrée pour le grand match. Cette fois ça se rapproche, TDA devrait être de retour au Super Bowl. DEVRAIT. Le temps de conjugaison est important ici : le conditionnel de superstition.

Il est temps désormais de se pencher plus sérieusement sur le programme de la semaine. La première activité sera la conférence de presse des Bengals. Cette année pas de Media Day, de grandes salles ou de podium. Les joueurs et les journalistes se retrouvent sur Zoom pour 45 minutes de questions-réponses. C’est aussi ça le Nouveau Monde. Rendez-vous donc à 7h du matin. Surpris de cet horaire (qui s’explique par les le décalage horaire avec Cincinnati) on se dit alors qu’il ne va pas falloir manquer le réveil du lendemain. Une réflexion qui va très mal vieillir quand on se retrouve les yeux grands ouverts à 4h du matin, dans l’incapacité de se rendormir, frappé de plein fouet par les neuf heures de décalage horaire. Au moins on ne sera pas en retard.

Du politiquement correct, mais avec le sourire

Les neuf joueurs mis à disposition et l’entraîneur passent tous en même temps et il faut faire un choix. Pour aujourd’hui, on a décidé de se concentrer sur les quarterbacks. Joe Burrow à 7 heures, Matthew Stafford à 14h. Si vous êtes ici pour du trashtalking ou de la tension, passez votre chemin. Les deux hommes ont très bien compris les codes de la communication moderne et ne sortent pas des sentiers battus. On se contente du politiquement correct, mais avec le sourire.

Côté Joe Burrow, le lanceur est déçu d’apprendre que Ja’Marr Chase ne l’a pas placé dans son Top 5 des joueurs des Bengals les plus stylés (« Swag » en V.O.). Pour Matthew Stafford, le Ram choisit Léonardo Di Caprio comme acteur s’il fallait jouer son propre rôle dans un biopic sur sa vie. Manifestement, le lanceur s’est vite adapté à Los Angeles. Et puis, il a tous les droits en ce lundi 7 février puisqu’il fête ses 34 ans. Une chose est sûre en tout cas, impossible pour l’instant de dire lequel des deux est le plus cool tant les deux joueurs attirent la sympathie. Il nous reste une semaine pour choisir.

Pas de grand emballement médiatique donc en ce début de semaine de Super Bowl. Les journalistes devront attendre vendredi pour pouvoir rencontrer les joueurs. Toutefois, s’il fallait trouver un avantage aux conférences de presse réalisée à distance, ce serait le gain de temps. Pas besoin de courir d’hôtel en hôtel ou de subir le trafic. La fin de la journée sera dédiée à une visite de la ville. Une balade masqué sur Venice Beach. Plusieurs kilomètres de marche au son des enceintes et des skateboards pour admirer un coucher de soleil sur la plage. Nul doute on est bien en Californie. Le retour se fera sous les étoiles de Los Angeles. Ou sous les avions. Dans la cité des anges, difficile de faire la différence.

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