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Jets – Buccaneers (24-28) : New York à deux doigts de la sensation

Tom Brady s'est rappelé au bon souvenir des Jets. Antonio Brown au mauvais souvenir de tous.

New York Jets (4-12) – Tampa Bay Buccaneers (12-4) : 24-28

Lancés vers les playoffs, les Buccaneers sont en mode pilote automatique en cette fin de saison. La rencontre ce dimanche contre des Jets dans les tréfonds du classement devait être une formalité. Pourtant, les vaillants pensionnaires du MetLife Stadium ont cru en eux et se sont passés à rien de se défaire du champion en titre de manière séduisante. Une bouffée d’espoir pour la bande à Robert Saleh qui entame 2022 de la meilleure des manières.

Tous les voyants sont au vert

Opposés à l’une des meilleures défenses contre la course, les Jets parviennent à planter quelques banderilles au sol, comme sur une course de 55 yards de Michael Carter.

Une chevauchée qui permettra aux Jets de franchir la ligne d’en-but en premier quelques jeux plus tard sur une course de l’homme à tout faire côté New York : Braxton Berrios. Le match est lancé, et les Jets ne le savent pas encore, mais ils viennent de prendre un avantage qu’ils garderont jusqu’à la fin du match, ou presque.

Méthodiquement, à la manière Brady, Tampa Bay ne se laisse pas distancer et recolle directement par l’intermédiaire de Mike Evans (4 réceptions, 47 yards, 1 touchdown), classique. En face, Zach Wilson (19/33, 234 yards, 1 touchdown) est inspiré par son illustre mentor et montre les qualités qui lui ont valu d’être sélectionné en seconde position lors de la draft. Nouveau drive, nouveau touchdown, mais toujours le même à l’arrivée, Braxton Berrios (8 réceptions, 65 yards, 1 touchdown, 2 courses, 12 yards, 1 touchdown). Un échange de field goals pour conclure la mi-temps et les verts rentrent au vestiaires avec une avance méritée : 17-10.

Antonio Brown fidèle à lui même, Tom Brady aussi

En deuxième période, les Jets augmentent leur avance à 24-10 grâce à un nouveau touchdown signé Ty Johnson. Le match passe néanmoins au second plan lorsqu’une scène lunaire se produit. Les fils se touchent dans le casque d’Antonio Brown qui disjoncte et retire son épaulière avant de se livrer à un strip tease dans l’en-but et de lancer ses affaires dans les tribunes.

L’enfant terrible de la ligue rajoute donc une ligne à son CV en devenant le premier chippendale à quitter son équipe en plein match.

Les spectateurs, les commentateurs, les coaches, tout le monde est secoué par la stupidité du receveur tant défendu par Bruce Arians. Tout le monde ? Non. Un joueur résiste encore et toujours au sensationnel (et à l’âge).

Libéré du fardeau représenté par le QI négatif d’Antonio Brown, Tom Brady (34/50, 410 yards, 3 touchdowns, 1 interception) se concentre sur son exercice favori : les comebacks. Accusant 14 points de déficit, Terrific Tom va mener ses compères à 18 points consécutifs auxquels les Jets ne sauront pas répondre, dont le drive de la gagne avec deux minutes et aucun temps mort. La zone de confort du messie de ce sport.

Défaite crève-cœur pour des Jets qui pourront quand même se satisfaire d’avoir regardé le champion en titre dans les yeux pendant 59 minutes et 45 secondes.

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