Rookies, Brady, Jameis Winston et insomnies : les 10 bonnes raisons de suivre la NFL en 2021

Des stars, des belles histoires et le public de retour. La campagne 2021 s'annonce bien !

Les casques sont lustrés, les pelouses sont tondues, les gradins sont nettoyés. La NFL est dans les starting blocks. L’êtes-vous ?

Si ce n’est pas (encore) le cas, alors voici dix raisons de convaincre votre âme sœur, vos parents, vos voisins ou bien vous-mêmes !

1. Parce qu’il faut profiter du plus grand joueur de tous les temps tant qu’il est encore là

Il est dans la ligue depuis 2000, mais Tom Brady n’est pas éternel. A 44 ans, le quarterback a vu ses rivaux historiques partir à la retraite peu à peu. Exit Peyton Manning, Eli Manning ou bien Drew Brees. Brady est le dernier dinosaure de sa génération. Pour autant, il n’est pas là pour faire de la figuration. MVP du dernier Super Bowl, il vient de collecter sa septième bague de champion. Un record. Les records, justement, il les accumule : Le plus de touchdowns lancés ? Brady. Le plus de victoires en carrière ? Brady. Le plus de yards lancés (saison régulière + playoffs) ? Brady. Le plus de comebacks dans le quatrième quart-temps (le nom américain pour « remontada ») ? Brady. En fait, à peu près n’importe quelle statistique de quarterback possède un record détenu par Tom Brady.

En 2021, « TB12 » jouera pour le titre, de nouveau. Le hic c’est que remporter le titre deux fois de suite, ça n’est arrivé que huit fois depuis que le Super Bowl existe. La dernière fois, c’était en 2003-2004, et c’était les New England Patriots, menés par… Brady. Cependant, aucun joueur n’a jamais réussi à remporter deux titres de suite dans deux équipes différentes. Mais existe t’il un meilleur chasseur de records que Terrific Tom ?

2. Parce qu’il y a de jeunes pousses excitantes au poste de quarterback

Lors de la dernière draft, pas moins de cinq quarterback ont été sélectionnés au premier tour. Un événement pas si fréquent, puisque ça n’est arrivé que deux fois dans l’histoire (1999 et 2018). Sur les cinq quarterbacks de la cuvée 2018, quatre sont d’ailleurs aujourd’hui des titulaires : Baker Mayfield, Sam Darnold, Josh Allen et Lamar Jackson. Seul Josh Rosen a vécu un début de carrière plus triste, lui qui vient d’être battu par Nate Sudfeld dans la course au poste de quarterback numéro 3 à San Francisco.

Quid de la cuvée 2021 ? Trevor Lawrence (Jaguars), Zach Wilson (Jets), Mac Jones (Patriots) sont d’ores et déjà titulaires annoncés, tandis que Trey Lance (San Francisco) devrait faire des apparitions sporadiques dans un système à deux quarterbacks assez inédit. Le dernier, Justin Fields (Bears) est officiellement le remplaçant du vétéran Andy Dalton, mais c’est un secret de polichinelle qu’aux premiers signes de défaillance de l’ex-Cowboy, les clés de l’attaque lui seront confiées.

S’ils ne sont pas rookies, de véritables enjeux impliquent aussi les quarterbacks draftés l’an passé. Joe Burrow avait été sélectionné en première position par les Cincinnati Bengals mais une vilaine blessure au genou (déchirure des ligaments croisés et dommages au ménisque) a coupé court à son très bon début de saison. Le deuxième quarterback drafté, Tua Tagovailoa (Dolphins), a lui aussi été blessé, c’était à la fac, et il n’a jamais semblé à 100% la saison passée. La valeur la plus sûre c’est donc Justin Herbert qui sort d’une saison canon avec les Chargers (4336 yards, 31 touchdowns, 10 interceptions). Mais en NFL, on parle souvent de « sophomore slump », c’est à dire un creux de la vague pour les joueurs ayant réussi leur saison rookie. En effet, ceux-ci sont plus attendus, moins inconnus, et les équipes adverses ont eu sept mois d’intersaison pour déceler et exploiter les faiblesses. Un exemple récent en date, c’est Baker Mayfield : Après une première saison convaincante (3725 yards, 27 touchdowns pour 14 interceptions en 2018), il avait régressé en 2019 (3827 yards, 22 touchdowns pour 21 interceptions).

Alors, quels quarterbacks seront le futur de la franchise qui les a sélectionné ? Quels quarterbacks se verront affublés de l’étiquette de flop ?

3. Parce que le public est de retour dans les stades

Finies les ambiances creuses, les stades désespérément vides, et cette désagréable impression de regarder des matchs d’entraînement. Cette saison, les fans sont de retour dans les travées.

Du fameux « Skol ! » au US Bank Stadium de Minnesota, à la piscine du stade Jacksonville, en passant par le bateau-pirate du Raymond James Stadium de Tampa Bay, il y a autant d’ambiances et de particularités qu’il n’y a de stades et de franchises, et ça, peu de ligues savent aussi bien y faire que la NFL.

Deux stades, en particulier, pourront être remplis pour la première fois. C’est le cas du SoFi Stadium de Los Angeles, partagé entre les Chargers et les Rams, et de l’Allegiant Stadium, l’écrin tout neuf des Raiders qui sont arrivés à Las Vegas l’an passé. Les supporters des Raiders sauront-ils faire oublier le Black Hole (surnom du précédent stade des Raiders : l’Oakland Coliseum) ?

4. Parce qu’il y a forcément des attaques à votre goût

Les années récentes ont fait la part belle aux « génies » offensifs, et 2021 ne va pas faire exception. Il y a forcément une attaque qui vous correspond.

Vous regrettez l’ancien temps ? Celui où les lignes offensives cassaient des bouches, où les running backs prenaient le chemin le plus court ? Alors les Tennessee Titans du bulldozer Derrick Henry sont faits pour vous. 2027 yards au sol en 2020, c’est à dire la 5ème meilleure marque de l’histoire, dans une ligue qui ne jure plus que par la passe, c’est un véritable exploit. Dans le même registre, vous apprécierez aussi les rugueux Raiders de Las Vegas, qui ne cherchent pas à faire dans la dentelle. Adeptes du « ground and pound », ces attaques répétées au sol qui ont le don de fatiguer la défense adverse jusqu’à ce qu’elle craque, ils font la part belle à un jeu que d’aucuns qualifient d’anachronique, mais qui sait être redoutable.

Si vous êtes plus dans la finesse, le jeu chaloupé de l’école Shanahan est en démonstration à San Francisco. Héritier de la West Coast Offense de Bill Walsh (triple vainqueur du Super Bowl dans les années 80) qui coule dans les veines de la franchise, ce système d’attaque basé sur les diversions et les tromperies est fait pour désorienter l’adversaire. Motions (les mouvements autorisés des joueurs avant le départ du ballon), bootlegs (feintes de remise au coureur avant de lancer une passe), read-options (actions où le coureur sera déterminé après le départ du ballon, en fonction des choix du défenseur), toute la panoplie est déployée pour tromper les défenseurs. Et si cette attaque est à la mode, c’est parce qu’elle a non seulement amené au Super Bowl deux équipes de Kyle Shanahan (Atlanta Falcons lors de la saison 2016 et San Francisco 49ers en 2019), mais aussi d’autres adeptes passés par la même école, tels que les Rams (Super Bowl 2018) de Sean McVay, assistant de Shanahan à Washington, les Packers de Matt LaFleur (finale de conférence NFC en 2019 et 2020), assistant de Shanahan à Atlanta, et peut-être même les Jets de Robert Saleh, qui a choisi Mike LaFleur (le frère de Matt), assistant à San Francisco, pour prendre le poste de coordinateur offensif.

Enfin, vous aimez peut-être aller droit au but. Ce qui compte c’est d’aller dans l’en-but adverse, et le plus rapidement possible. Dans ce cas là, c’est le jeu ultra-vertical qui vous conviendra. Pas de tracés compliqués, on va à l’essentiel : le chemin le plus court c’est la ligne droite. Et à ce jeu là, c’est Patrick Mahomes le plus fort. Entouré de dragsters sur pattes avec Mecole Hardman mais surtout Tyreek Hill, vous verrez le quarterback des Chiefs lancer bombe sur bombe à plusieurs dizaines de yards. Leurs rivaux principaux en conférence AFC, les Buffalo Bills, présentent aussi un quarterback avec canon à la place du bras : Josh Allen, et son acolyte Stefon Diggs. Enfin, si vous êtes plus côte Ouest, Russell Wilson saura vous régaler avec ses offrandes à Tyler Lockett et à DK Metcalf.

5. Parce que les défenses ne sont pas en reste

Fatigué de voir les quarterbacks faire la pluie et le beau temps en football ? Optez pour la défense. A raison d’ailleurs, puisqu’un vieil adage dit qu’au football « les attaques gagnent les matchs, mais les défenses gagnent les championnats« .

Quoi de plus satisfaisant que d’observer son équipe aplatir le lanceur adverse qui se pensait protégé par ses hommes de ligne offensive ? Peu de choses, et à ce jeu là, c’est du côté de Pittsburgh qu’il faudra vous tourner. La franchise légendaire des Steelers a retrouvé une partie de son ADN qui l’avait amenée à remporter quatre Super Bowls sur la seule décennie 70. T.J. Watt s’est fait un prénom, lui qui est le défenseur de l’année en titre, mais autour de lui c’est toute une escouade qui a terrorisé les quarterbacks adverses. 56 sacks en 16 matchs, de quoi en faire des cauchemars.

Pour les plus esthètes, certaines équipes ont à cœur de prouver qu’il n’y a pas que les receveurs qui ont de bonnes mains, mais les cornerbacks aussi. C’est le cas des Patriots, auteurs de 18 interceptions la saison passée, dont 9 pour le seul J.C. Jackson, un aimant à ballons.

6. Pour apprendre la géographie Outre-Atlantique

Saisissez l’occasion unique de briller en société. Franchement, qui dans votre entourage sait placer Green Bay ou même le Wisconsin sur une carte ?

Caroline du Nord, Pennsylvanie, Massachusetts, Georgie, vous serez vite incollable sur les états américains, quand tout le monde ne s’intéresse qu’à la Floride, à la Californie, au Texas et à New York.

Vous pourrez tenter de les embrouiller en leur disant que si Seattle joue dans l’état du Washington, la ville de Washington, elle, n’est pas dans l’état du Washington (alors que New York est dans l’état de New York) mais est un statut à part (District of Columbia). L’équipe joue, elle, dans l’état du Maryland. Vous pourrez d’ailleurs leur asséner que les deux équipes de New York jouent en vérité dans le New Jersey, ce qui fait que seuls les Bills jouent dans l’état de New York, malgré le fait qu’ils soient à la frontière canadienne. Vous pourrez expliquer que le Kansas est, certes, un état, mais que Kansas City est dans le Missouri, un autre état. Enfin, Chicago borde les rives du lac Michigan, mais fait partie de l’Illinois, tandis que Détroit fait partie du Michigan mais ne borde que le Lac Erié.

7. Pour améliorer votre anglais !

Pas besoin de leçons hors de prix chez Wall Street English pour apprendre la langue de Shakespeare. De nombreuses expressions dans le langage courant proviennent du football aux Etats-Unis. Si vous voulez prendre de l’avance, suivez le guide !

« Throw a Hail Mary » (Lancer une passe Ave Maria) : S’utilise dans les situations desespérées, pour dire qu’on tente le tout pour tout, quand toutes les solutions conventionnelles ont été épuisées. Equivalent français : Lancer une bouteille à la mer.

Exemple : J’ai perdu mon mot de passe Facebook, impossible de le retrouver. Désespéré, j’ai lancé une Ave Maria et contacté Mark Zuckerberg sur Twitter. Il n’a jamais répondu.

« Moving the Goal Posts » (Déplacer les poteaux de l’en-but) : S’utilise pour dénoncer le fait que quelqu’un modifie les objectifs en cours de route.

Exemple : Au début de l’année j’avais promis à ma femme de faire plus un footing une fois par semaine. On est en septembre et elle veut maintenant que j’en fasse deux. Comment je peux rester motivé si elle déplace les poteaux d’en-but sans cesse ?

« To tackle an issue » (Plaquer un problème) : S’utilise pour dire qu’on prend un problème à bras le corps pour le résoudre.

Exemple : ça fait 2 mois que je demande à mon propriétaire de réparer ma serrure. Ce matin, j’ai décider le plaquer le problème et je l’ai reparée moi-même.

« Drop the ball » (Faire tomber la balle) : S’utilise pour décrire une situation où une personne a vraiment failli à sa mission, à ses responsabilités, ou à la confiance qui lui a été accordé.

Exemple : J’avais demandé à ma belle-soeur de préparer un anniversaire surprise à mon mari, mais elle a gaffé et lui a tout dévoilé. Elle a vraiment fait tomber la balle.

8. Pour assister à la plus grande renaissance de l’histoire (ou à un truc très drôle)

La dernière fois qu’on l’a vu dans un rôle de titulaire, Jameis Winston distribuait les ballons aux défenseurs autant qu’aux attaquants. 33 touchdowns et 30 interceptions en 16 matchs. 63 ballons décisifs, d’un côté ou de l’autre, soit quasiment quatre par rencontres. On ne s’ennuyait jamais avec celui qui était alors le quarterback des Buccaneers.

Depuis, Tom Brady lui a succédé et gagné un titre avec l’effectif que Tampa avait commencé à bâtir autour de Winston. Aïe.

Mais il y a un espoir. Ou deux. D’abord, Winston s’est fait opérer des yeux. Ensuite, il a rejoint Sean Payton à New Orleans, où il a passé une saison derrière Drew Brees. En présaison, il a montré de belles choses.

Désormais, il y a deux solutions : Winston sort la saison de sa vie sous la direction de Payton et relance une carrière qui devient brillante. Deuxième option : il continue d’exploser en vol, de ne pas voir les linebackers, et tout le monde rigole, sauf les supporters des Saints. Dans tous les cas, New Orleans et Winston seront parmi les attractions de l’année.

9. Pour la revanche des losers !

Les Bills ont joué quatre Super Bowls de suite au début des années 90. Ils ont perdu à chaque fois. Pour les Browns, c’est pire, puisque la franchise n’a jamais atteint le dernier match de la saison.

Pourtant, le destin de ces deux équipes pourrait changer. Josh Allen et Buffalo semblent plus forts que jamais. Il y a des armes dans tous les secteurs du jeu. Les bleus pourraient être une des belles histoires de la saison et conquérir le coeur de tous les indécis.

Même chose à Cleveland, avec une équipe bourrée de talent qui joue à la fois pour confirmer une bonne saison 2020 et pour continuer à relever l’honneur d’une franchise longtemps moquée.

Si vous aimez la FFLose, vous aimerez les Bills et les Browns.

10. Pour vous préparer à la parentalité

Se réveiller à 2 heures du matin pour match. Se recoucher à 6 heures. Se lever à 8 heures pour attaquer la journée de boulot. Après une saison NFL ou deux, avoir un bébé à nourrir au milieu de la nuit aura l’air d’une promenade de santé.

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