Jim McMahon : « Bill Belichick est une merde et un menteur »

Des promesses, des promesses... Illégales.

C’était il y a plus de 25 ans, mais Jim McMahon n’oublie pas sa brève aventure à Cleveland. Et pas pour des bonnes raisons.

Ces quelques semaines lui ont laissé un souvenir plutôt amer de Bill Belichick. L’histoire commence à la fin du camp d’entraînement des Browns en 1995.

« Après le camp d’entraînement, [Belichick] m’a appelé et me dit: « Nous allons devoir te couper. Nous avons beaucoup de gars blessés. Nous avons besoin de quelques places », a raconté McMahon à 850 ESPN Cleveland. « Puis il a dit : « Mais nous te voulons vraiment, nous avons besoin de toi ici. » Je lui ai demandé ce qu’il voulait dire. Il a répondu : « Je veux que tu déménages ici. »

Si je fais ça à ce moment là, il faut que ma famille vienne. Ils vont être ici pendant six mois avec moi. Je dois trouver une équipe de hockey pour mes fils. Ils étaient à fond dans le hockey à l’époque. Donc ne vous moquez pas de moi. Et il a dit : « On va s’occuper de toi. On te paiera pour rester là. » »

Payer un joueur pour qu’il ne signe pas ailleurs mais sans l’avoir dans son effectif, c’est évidemment illégal.

« Donc j’ai appelé mon avocat pour demander : « Est ce que je peux faire confiance à ce gars ? Ils ont dit qu’ils allaient me payer pour rester là ? Il a dit que ce serait pour une semaine ou deux. » Donc j’ai fini par trouver une maison à louer, une équipe de hockey pour mes fils. Donc j’appelle la première semaine pour avoir mon chèque, et on me balade. Je me dis que c’est la première semaine. La deuxième semaine j’appelle, même chose. Je suis resté sept semaines à ne rien faire à Cleveland. Finalement ils m’ont signé en Semaine 7 ou 8. J’ai été en tenu pour trois matchs et j’ai été payé pour ces matchs. »

« Une petite merde de menteur »

Sauf que les choses ont pris une vilaine tournure.

« J’ai confonté le manager général de l’époque, c’était quoi son nom, Lombardi ? (Mike Lombardi, NDLR). Il est dans le hall et je lui dis : « Hey mec, j’ai besoin de mon argent. Ma femme vient d’avoir un accident de voiture et je ne veux pas avoir à gérer l’assurance. » Il me regarde et me dit : « Peut-être qu’on te paiera, peut-être pas. » Et j’ai perdu la tête. J’ai pété un plomb. Je l’ai attrapé par le cou et j’ai poussé sa tête contre le mur, en lui disant « Vous allez me donner mon argent. » Puis j’ai réalisé ce que je faisais, j’ai regardé autour de moi voir s’il y avait des caméras. J’ai arreté de le frapper et il a glissé le long du mur. »

Ambiance…

« J’ai appelé mon avocat et je lui ai demandé de faire en sorte que je sois coupé. Il m’a rappelé deux minutes plus tard et m’a dit qu’ils me couperaient si c’était ce que je voulais. Je suis retourné dans la réunion des quarterbacks que j’avais quitté pour aller aux toilettes, tout ça a duré dix minutes. Donc je reviens dans la réunion, il y avait Vinny Testaverde, Eric Zeier et moi, et j’ai dit : « Hey les gars, on se voit une prochaine fois, je me casse. » Le coach me demande si j’ai parlé à Bill. J’ai répondu : « Vous pouvez dire à Bill d’aller se faire voir. C’est une petite merde de menteur. » Et c’était fini. Le jour suivant j’étais à Green Bay. »

Chez les Packers, le contraste est total, puisqu’il garde un excellent souvenir de Green Bay, où il a gagné un titre dans le rôle de doublure de Brett Favre.

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