[ AFC East ] Buffalo Bills

...et ici, on parle de toutes les équipes de la conférence américaine...
TBjornsson
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Re: [ AFC East ] Buffalo Bills

Message par TBjornsson » mer. 19 déc. 2018 09:03

Il me tarde de lire le bilan complet (sérieusement).
Bon courage.

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Rusty
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Re: [ AFC East ] Buffalo Bills

Message par Rusty » ven. 28 déc. 2018 20:59

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Tili
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Re: [ AFC East ] Buffalo Bills

Message par Tili » sam. 29 déc. 2018 00:45

Après des années galères de fidélité, il aura au moins pu goûter aux playoffs en 2017.
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Mes articles
-Dernier- DERRICK BROOKS, CETTE ICÔNE
Ici (3 mars 2019)

-Précédent- Jaguars 2017 : au revoir anonymat ?!
Ici (1er novembre 2017)

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Re: [ AFC East ] Buffalo Bills

Message par Jérém » sam. 29 déc. 2018 06:07

http://youtu.be/ePqzuC55lrg

Je viens de tomber la dessus, c'est génial !

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Re: [ AFC East ] Buffalo Bills

Message par V1k1Ng_42 » sam. 29 déc. 2018 19:01

:roule: :roule: :roule: :roule:
BRING BACK KAEP IN DA NFL !!!!
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Re: [ AFC East ] Buffalo Bills

Message par Rusty » sam. 29 déc. 2018 19:48

Quand Todd Gurley parle :roule:
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Re: [ AFC East ] Buffalo Bills

Message par Chaové » mer. 20 févr. 2019 10:11

Mon bilan de la saison est un poil long :mrgreen: Je l'ai donc divisé en plusieurs parties...


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Buffalo Bills - bilan 2018

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1 - Le film de la saison

18 ans. C'est le temps qu'ont du attendre les fans des Bills avant de retrouver les playoffs NFL. Alors la plus longue série en cours aux States, tous sports majeurs confondus... Une qualification, toutefois obtenue seulement en Week 17 et avec l'aide non négligeable et conjuguée des Cincinnati Bengals et des Baltimore Ravens. Et, aussi, avec une équipe menée par un duo Coach/GM de rookies et montée avec deux Mars et un euro : vétérans divers, joueurs revanchards, backs-up de carrière,...

Soit...Le bonnet d'âne désormais sur la tête des Seattle Mariners (MLB), les Bills se lançaient à l'assaut de cette nouvelle saison sur une vague d'euphorie : même si une nouvelle apparition en playoffs n'était pas prévue pour cause de restructuration et de reconstruction de l'équipe, les raisons de se réjouir étaient multiples. La vague est cependant vite retombée...

Premier accroc : si la majorité des fans étaient aux anges de voir Tyrod Taylor tradé aux Browns contre un (inespéré) premier choix du 3ème tour de Draft, cette même majorité est descendue de son nuage en constatant les résultats de la pêche au QB printannière. Dans une Free Agency comptant dans ses appâts principaux Kirk Cousins, Case Keenum ou Teddy Bridgewater, la franchise de l'Etat de New York repartait avec un lot de consolation très maigre : AJ McCarron, back-up d'Andy Dalton aux Bengals et comptant en tout et pour tout une demi-douzaine de starts NFL. Contre un salaire certes très attractif pour la franchise, mais qui ne laissait aucun doute sur la suite des opérations : McCarron ne serait qu'un Xième quarterback de passage à Buffalo, destiné à chauffer la place pour le futur Franchise-QB, sélectionné dans une draft 2018 regorgeant de talents au poste de lanceur.


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AJ McCarron


Deuxième couac, bien que partiellement anticipé : handicapés à la Draft en raison de cette qualification miraculeuse en post-season et donc particulièrement mal placés dans l'ordre de sélection, Buffalo allait être contraint de se séparer de plusieurs assets afin de se positionner adéquatement. Chose faite, tout d'abord en envoyant Cordy Glenn (souvent blessé) aux Bengals pour un swipe de premier tour, puis en envoyant deux choix du deuxième tour aux Buccaneers pour monter à la septième place. Le problème pour beaucoup fut que cette débauche de moyens servit finalement à sélectionner Josh Allen (Wyoming), considéré alors comme le plus enclin des 5 QB sélectionnés au premier tour à faire un boom-or-bust, un quitte-ou-double. Un mécontentement des fans à peine apaisé par un nouveau trade-up avec les Ravens pour sélectionner avec le seizième choix le très jeune (19 ans) mais très prometteur linebacker Tremaine Edmunds (Virginia Tech), avec dans le viseur la possibilité pour la franchise de disposer d'un capitaine pour sa défense pour les 10 ou 15 prochaines années. Désormais privés de choix du second tour, le reste de la Draft de Buffalo passa comme étant anecdotique mais de nombreux fans et observateurs soulignèrent l'absence d'efforts consentis pour les postes de WR et sur la ligne offensive (aucune sélection avant le 5ème tour).

La troisième raison de ne pas se réjouir fut une énorme (et double) tuile. Déjà privés de leur Franchise-LT, Cordy Glenn, les Bills perdent également durant l'off-season Eric Wood (C), contraint de prendre sa retraite en raison d'une blessure à la nuque l'empêchant de poursuivre sa carrière. De même que Richie Incognito (G), triple Pro-Bowler et garant du jeu de course dominant des Bills depuis plusieurs années : taré notoire, Incognito menaçait de prendre sa retraite, la prit, l'annula, fut placé sur la liste des blessés par Buffalo, avant finalement de se faire couper pour aller terroriser les employés de salles de gym et de salons funéraires... C'est donc amputés des 60 meilleurs % (et de loin) de leur ligne offensive que les Bills se lançaient dans la saison 2018, avec aux commandes un trio de QB dont personne ne savait lequel serait titulaire, et les terrifiants Zay Jones et Kelvin Benjamin en guise de receveurs titulaires...


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Le beau Richie


Le Training Camp et la pré-saison accouchèrent sans doute du moins attendu des résultats : l'avis unanime étant que Josh Allen étant loin d'être près, la bataille pour le poste de starter au poste de QB allait se jouer entre AJ McCarron et le très moqué mais revanchard Nathan Peterman. Et à la surprise générale, c'est Nathan Peterman (funeste auteur de 5 interceptions en une mi-temps en 2017 contre les Chargers) qui se distingua et s'imposa de façon assez nette comme la meilleure (ou la moins pire) des options, sortant des statistiques et une impression visuelle générale plus que correcte. De là à trader, dans la foulée, AJ McCarron aux Raiders contre un 5ème tour de Draft, il n'y avait qu'un pas. Probablement très périlleux...Mais la saison pouvait commencer, avec un déplacement à Baltimore pour la Week1...


18 passes tentées (pour 5 réussites) et 2 interceptions plus tard, Josh Allen se retrouvait sur le terrain à la place de son coéquipier... Le quarterback universellement décrit comme très raw et pas du tout pro-ready, présent sur le terrain en déplacement face à la défense des Ravens dès la première semaine de compétition, il y avait de quoi totalement remettre en question le fameux process tant vendu par le Front Office des Bills depuis plus d'un an...La rouste fut sévère, 47-3...Et la franchise de Buffalo se couvrit encore plus de ridicule avec quelque chose de totalement inédit : Vontae Davis (CB2) décida en plein match qu'il en avait marre du foot et prit carrément sa retraite à la mi-temps... :clapclap:

La réception des Los Angeles Chargers en Semaine 2 n'arrangea rien, avec des Bills totalement largués à la mi-temps même si Buffalo livra une deuxième mi-temps honorable pour ne finalement perdre « que » 31-20 (bilan 0-2). Deuxième mi-temps qui coïncida avec la mise sur la touche de Leslie Frazier (coordinateur défensif), le coach Sean McDermott reprenant le playcall défensif. Les rumeurs de licenciement du DC commencèrent déjà fuser dès la fin du match... Les fans se consolèrent à peine en regardant Josh Allen apprendre lentement mais douloureusement à devenir devenir un QB NFL (18/33, 245yds, 1TD et 2INT). Ils s'amusèrent beaucoup plus en Week3 lors du déplacement chez l'épouvantail Minnesota : contre toute attente, la défense des Bills domina totalement les débats, multipliant les turnovers adverses pour finir par s'imposer 27-6 (1-2) avec la manière. Et un quarterback des Bills (15/22, 196yds, 1TD / 10runs, 39yds, 2TD) enfin fun à voir jouer, notamment par son jeu de course. Et sa volonté de toujours aller vers l'avant, une faculté oubliée par les fans depuis l'arrivée en ville de Tyrod Taylor.


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Josh Allen dans l'épreuve du 110m haies


Les Weeks 4 & 5 furent anecdotiques dans la saison d'une équipe de toutes façons condamnée à jouer les seconds rôles et à apprendre. La défaite à Green Bay (22-0) et la victoire face aux Titans (13-12) furent symptomatiques d'une équipe prête d'un côté du terrain mais pas du tout de l'autre : une défense dans la lignée de 2017, solide, provoquant des turnovers et capable d'aller gagner des matchs serrés mais très souvent « trahie » par une offense incapable de rester sur le terrain. La semaine 6 marqua un tournant et (presque) la fin d'une ère : celle de Nathan Peterman aux commandes de l'attaque de Buffalo. Dans un match largement à la portée de l'équipe, Josh Allen quitta le terrain victime d'une blessure au coude à force de se prendre des coups sur la tronche. Peterman monta au jeu, démarra bien et lança même un TD avant de balancer une interception puis le pick-6 de la gagne pour les Texans (13-20, bilan 2-4). Kelvin Benjamin (WR), déjà décrié pour sa faible production depuis son arrivée en 2017 et son manque d'investissement, se tira lui-même une balle dans le pied (au figuré, pas comme certains WR d'antan) avant même le début du match : il refusa carrément l'offre de Josh Allen de travailler quelques tracés à l'échauffement. A dater de ce jour, son temps fut déjà compté à Buffalo.

La blessure d'Allen et l'inaptitude de Peterman poussa carrément la franchise à sortir Derek Anderson (QB, Panthers) de sa pré-retraite et à l'aligner en tant que starter pour les semaines 7 et 8 (défaites 37-5 à Indianapolis et 6-25 contre les Patriots). Papy sortit des stats honorables sur ces deux matchs (42/70, 465yds) mais aussi 4 interceptions pour 0 touchdown, la saison se poursuivant sur un maigre bilan de 2-6. La saison tourna un peu plus au ridicule quand Sean McDermott annonça la titularisation (encore) de Nathan Peterman pour le match contre Chicago... Nathan clôtura (probablement) sa carrière NFL sur 3 interceptions et une nouvelle branlée (41-9, bilan 2-7). Il fut coupé une semaine plus tard.


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Nathan Peterman vient de lancer une passe de touchdown...pour Houston


Buffalo poussa le vice (ou le comique) jusqu'à signer Matt Barkley, un back-up de carrière, et pas très bon par dessus le marché. Mais contre des Jets en plein marasme, le miracle opèra quand même et les Bills repartirent chez eux avec une belle victoire (41-10). Quant à Barkley, il s'assura rien que sur le temps de ce match sa place dans l'effectif pour 2019... (15/25, 232yds, 2TD). De quoi se redonner un peu le sourire avant la bye week.

Est-ce le temps passé sur le banc à récupérer en regardant jouer ses collègues, ou l'arrivée conjuguée de deux vétérans qui lui fut profitable ? Probablement un peu des deux. Toujours est-il qu'une fois son retour enregistré, le QB rookie des Bills afficha dès lors un tout autre visage et une progression constante de match en matchs. En commençant par celui contre les Jaguars, une autre équipe en grosse difficulté. Leonard Fournette fit mal à la défense mais finit par se faire expulser de la façon la plus conne qui soit : en tentant de mettre une droite à Shaq Lawson, qui bien évidemment portait toujours son casque... Buffalo finit par s'imposer 24-21 et, surtout, Allen montra que malgré ses gros défauts de rookie et la friabilité de ses receveurs et de sa ligne (8/19, 160yds, 1TD), il est aussi un playmaker toujours prêt à tenter sa chance et à trouver un moyen de faire gagner son équipe (13runs, 99yds, 1TD).

Après un début de saison risible, les Bills commencèrent à montrer de quoi sera fait leur futur à court et moyen terme : une défense très dominante contre la passe et une attaque explosive et prometteuse. Les deux matchs suivants furent des défaites un peu crève-coeur, des matchs facilement gagnables mais qui passèrent sous le nez de Buffalo (17-21 à Miami et 23-27 contre les Jets, bilan 4-9). Rien de bien grave, puisqu'elles assurèrent dans le même temps à la franchise une meilleure place pour la prochaine Draft et l'émergence de jeunes joueurs pour les saisons à venir : le receveur de poche Isaiah McKenzie, le Cornerback Levi Wallace et surtout le receveur Robert Foster, rookie non-drafté et en provenance directe du Practice Squad de l'équipe. Dans la foulée, les Bills se séparèrent (enfin) de Kelvin Benjamin, ainsi que d'Andre Holmes, des receveurs vieillissants et/ou devenus totalement inutiles. Allen, de son côté, démontra à la ligue qu'un gameplan particulier est bien nécessaire pour le contrer efficacement, en ajoutant 437yds à la passe et 236 à la course.


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Robert Foster


La défense continua à montrer les dents avec une victoire arrachée au 4ème quart contre les Lions (14-13) sur une bombe de Josh Allen pour Foster, et malgré une défense des Lions le confinant dans sa poche tout au long du match. Le match chez les Patriots fut plus compliqué, avec une défense contre la course en grosse difficulté, à l'image de sa saison, et un QB cette fois à la ramasse (12-24, bilan 5-10). Mais comme un symbole de ce qui sera on l'espère le futur proche, les Bills terminèrent leur saison sur une superbe victoire 42-17 à domicile contre les rivaux des Dolphins. Pour le dernier match de l'emblématique DT Kyle Williams, la défense sortit sacks, interceptions, fumbles provoqués et recouverts, tandis que l'offense ajouta des big plays aussi bien à la course qu'à la passe et du fun qu'on n'avait plus vu à Buffalo depuis bien des années. Avec, cerise sur le gâteau et peut-être première occurrence d'une longue série, le trophée de joueur offensif de la semaine en AFC pour Josh Allen (17/26, 224yds, 3TD-1INT / 9runs, 95yds, 2TD).

Bilan final : 6-10. Un brin supérieur à ce que bien des observateurs prévoyaient avant la saison et, surtout, annonciateur d'un futur très positif...

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Rusty
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Re: [ AFC East ] Buffalo Bills

Message par Rusty » mer. 20 févr. 2019 11:00

Très bel article ! :clapclap:
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Chaové
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Re: [ AFC East ] Buffalo Bills

Message par Chaové » lun. 25 févr. 2019 20:47

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Buffalo Bills - bilan 2018

________________________________________________________________________________________________________________________________

(2) - L'attaque


TOTAL OFFENSE

  • 16,8 pts/game (30th)
  • 298,6 yards/game (30th)
  • 4,7 yards/play (31st)
  • 32%/3rd down (30th)
  • 39%/4th down (31st)
  • 23 Fumbles (8th worst)
  • 9 Lost Fumbles (13th worst)
  • 116 penalties (6th worst)
  • 992 penalty yards (5th worst)


PASSING

  • 174,6 yards/game (31st)
  • 6,2 yds/play (31st)
  • 54,3 % - 271/499 (32nd)
  • 13 TD (32nd)
  • 23 INT (2nd worst)
  • 43 plays/20+ (25th)
  • 8 plays/40+ (17th)
  • 41 sacks (14th worst)
  • 62,6 QB Rate (32nd)

RUSHING

  • 124 yards/game (9th)
  • 4,2 yards/play (21st)
  • 15 TD (11th)
  • 15 plays/20+ (8th)
  • 1 play/40+ (18th)



Avec un quarterback rookie évoluant derrière une ligne poreuse, des receveurs aux compétences douteuses, et LeSean McCoy toujours présent, deux constats s'imposaient en début de saison :
  • Une fois de plus, l'attaque des Bills allait se retrouver dans les bas-fonds de la ligue en termes de productivité.
  • Une fois de plus également, l'équipe vivrait ou mourrait par son jeu au sol.
Un seul de ces deux constats s'est finalement avéré vrai. Pour la Xème fois, l'offense s'est généralement montrée improductive, peinant à enchaîner (voir à obtenir) les first downs et devant très souvent compter sur les exploits de la défense et sa capacité à créer des turnovers afin d'obtenir une bonne field position.

Pour autant, on n'a pas vu cette année la disparité totale constatée ces dernières années entre le jeu au sol et le jeu à la passe. Encore une fois, les stats, si elles ont leur utilité, sont ici fortement trompeuses en comparaison de l'impression visuelle que l'équipe a laissée.

D'un côté, le départ du très conservateur Tyrod Taylor et l'arrivée de Josh Allen, de son skill set et de sa mentalité différente ont permis à l'équipe de tenter beaucoup plus de choses au niveau du jeu à la passe, avec un certain succès. Malgré son côté très raw, Josh Allen avait déjà eu l'occasion de jouer une bonne partie de ses snaps universitaires dans une attaque pro-style : on n'a donc pas été confronté à une unité offensive et un coordinateur devant s'adapter progressivement au jeu de son rookie en le faisant évoluer loin de son Center sur le snap. Une excellente chose tant il y avait à apprendre pour le jeune QB, balancé sur un terrain NFL dès la deuxième mi-temps de la Week1 alors qu'il n'était pas censé voir le terrain avant les 3 ou 4 derniers matchs. Ses compétences ont permis à Brian Daboll (OC) de s'éloigner considérablement de ce que proposaient Greg Roman et Rick Dennison avec Tyrod Taylor : finis les checkdowns et les runs spécialement mis sur pied pour un QB mobile, Daboll a (progressivement) pris des risques en poussant son rookie à tenter sa chance à longue distance, avec un certain succès.

A ce niveau, il est important de noter que si les Bills squattent encore les dernières (la dernière) places en termes de passing, c'est aussi parce que l'équipe a titularisé sur le temps d'une saison 4 (quatre...) quarterbacks différents. Dont un qui n'aurait jamais du voir un terrain NFL de sa vie, et un autre qui n'en avait plus foulé depuis des décennies. Une info importante, car à la lecture des statistiques globales (yards per game, QBR,...), on pourrait croire que la passing offense a été atroce alors que Josh Allen a sorti plusieurs performances très intéressantes. Perfs contrebalancées par les sorties désastreuses de Nathan Peterman et Derek Anderson... Elle n'a pas été à un niveau NFL honnête, certes, mais loin tout de même de l'impression dégueulasse qu'elle a laissé passer sur la ligne de stats.

Au niveau du jeu de course, même si l'équipe se retrouve bien plus haut dans les classements NFL, on est loin d'avoir pu profiter du jeu dominant qui avait permis aux Bills de faire partie du Top 5 en rushing pendant plusieurs années consécutives. Quand ton QB est ton meilleur coureur, ça ne présage rien de très bon...La faute à une ligne offensive incapable de créer des brèches dans les défenses adverses, et à un LeSean McCoy vieillissant, constamment gêné par les petites blessures et auteur de la pire (et de loin) saison de sa carrière. Ici encore, on fait face à des stats en trompe l'oeil car McCoy a sorti plusieurs prestations calamiteuses et son back-up principal Chris Ivory n'a guère fait mieux. Si l'équipe a réussi 124 yards/game et 4,2 yards/play, c'est avant tout grâce aux courses (pour la plupart improvisées) de Josh Allen pour sauver sa vie, résultant en toute une série de matchs où il court à lui seul pour près de 100 yards, parfois plus. En ce qui concerne le jeu plus « traditionnel », Buffalo a été à 1000 lieues des performances signées ces dernières années.

Au final, on se retrouve donc avec une équipe au jeu beaucoup plus équilibré et surtout beaucoup plus nuancé qu'il n'y paraît. Ce sera le refrain passé en boucle en cette offseason mais le renforcement de la ligne offensive sera capital dans le succès ou l'échec des Bills pour l'année prochaine et les suivantes : son amélioration ramènera le respect des adversaires face à un jeu de course cohérent et productif, donnant ainsi à Allen plus de possibilités de se démarquer à la passe et moins de chance de se faire démonter par les D-lines dès le début des plays... Les saisons futures nous le diront, mais la tendance devenue presque classique au run pourrait bien passer un peu de mode du côté de Buffalo...

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Chaové
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Équipe favorite : : Buffalo Bills

Re: [ AFC East ] Buffalo Bills

Message par Chaové » ven. 1 mars 2019 10:58

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Buffalo Bills - bilan 2018

________________________________________________________________________________________________________________________________

(3) - Les joueurs offensifs (1)



QUARTERBACKS




JOSH ALLEN

22 ans
2019 Cap Hit : 4.8M$
Signé jusqu'en : 2021
169/320 (52,8%) - 2074 yds – 10TD 12INT // 89runs – 631 yds – 8TD // 8 FMB


Allen était sans doute le choix le plus controversé de tous les QB pris au premier tour de la Draft 2018, y compris côté francophone. Si on a le droit de préférer un Darnold, un Rosen ou autre (Mayfield étant visiblement supérieur jusqu'ici) et que ses stats ne sont pas forcément flatteuses, je ne suis absolument pas d'accord avec ceux qui voudraient déjà faire de lui un bust.

Premièrement, il n'était pas prévu qu'Allen soit starter cette saison. Il aurait éventuellement pu trouver un peu de temps de jeu en fin de saison, mais jamais au grand jamais on ne s'attendait à ce qu'il démarre 11 matchs. Un total qui aurait d'ailleurs été plus élevé s'il n'avait pas été blessé contre les Texans...La gestion désastreuse des QB en a fait autrement, mais il reste finalement un très jeune joueur catapulté sur le terrain alors qu'il est encore très raw.

Cela étant dit, l'ensemble des observateurs s'accordent à dire qu'il a déjà accompli de très gros progrès sur l'ensemble de la saison. S'il continue à rencontrer des problèmes, le gamin qui semblait perdu sur le terrain lors des deux premiers matchs de la saison semble loin maintenant. Il pêchait alors beaucoup dans sa lecture des défenses adverses et du blitz, ainsi qu'avec sa précision en général, clairement pas aidé par une ligne qui a parfois sombré dès l'entame des matchs. Les progrès sont flagrants à ce niveau, comme le prouve par exemple la victoire acquise face aux Lions où la défense de Detroit l'a empêché de courir et où il a malgré su trouver les ressources pour opérer un come-back en fin de match tout en restant dans la poche. Il a petit à petit gagné en confiance et commence à développer une excellente relation avec certains de ses receveurs, qu'il trouve régulièrement maintenant même si les problèmes de drops (de Zay Jones particulièrement) mettent là-aussi un fameux coup à ses stats personnelles. La puissance de son bras n'a clairement pas été survendue au moment de sa draft et c'est assez impressionnant de le voir balancer des balles à 50yards comme s'il lançait ses clés de bagnole à un pote...La fin de la saison l'a vu trouver Robert Foster en profondeur avec une efficacité et une précision assez surprenantes, pour des gains spectaculaires qu'on n'avait plus vu à Buffalo depuis des lustres.

L'autre composante essentielle de son jeu est bien entendu la course. Et si ceux qui ne suivent pas les Bills de près tendent à comparer Allen à Lamar Jackson, la comparaison est loin d'être judicieuse. Car si Allen est doté de capacités athlétiques hors-normes, cette composante de son jeu est finalement plus due au hasard et à la faiblesse des gros lards devant lui plutôt qu'à autre chose. Presque aucune des courses effectuées cette saison n'était en réalité le play appelé par le coordinateur offensif, mais bien la résultante d'un joueur forcé de courir car aucun de ses receveurs n'a pu se démarquer ou parce que la ligne devant lui s'est effondrée presque directement. Malgré des perfs étonnantes pour un QB, on est donc pas du tout dans le registre d'un Tyrod Taylor ou, plus lointain, d'un Michael Vick. L'aspect intéressant est qu'avec la confiance accumulée, Allen a su transformer les faiblesses de ses coéquipiers en force et a donné du fil à retordre à plus d'une défense, incapable de déterminer s'il allait lancer ou courir, multipliant les matchs énormes au sol. Le revers de la médaille étant bien entendu qu'il pratique un jeu à haut risque, très susceptible d'être vecteur de blessures en tous genres et d'une fin de carrière prématurée. La mission principale du front office à Buffalo au printemps prochain sera donc de faire ce qu'il faut pour protéger son nouveau QB titulaire.

Finalement, quel bilan tirer si tant est qu'on puisse déjà en tirer un ? Une chose semble déjà certaine, c'est que Josh Allen ne sera jamais un Tom Brady, capable d'enquiller les passes courtes sans presque jamais commettre d'erreurs et finir une saison à 65% de passes complétées. Allen est fait dans un moule différent, et s'il fallait lui trouver un « modèle de développement », j'opterais pour un mix entre Ben Roethlisberger et Cam Newton : il peut prendre feu à tout moment et balancer une énorme passe, transformer un sack quasi-certain en gros gain, il peut faire mouche à très longue distance, est particulièrement difficile à plaquer, peut aller chercher des 1st downs avec ses jambes,... Mais il peut également complètement passer à côté de ses matchs, et présente à ce jour de grosses lacunes en précision sur le jeu court et intermédiaire.

Mais surtout, c'est cette impression qu'une fois le ballon en main, à peu près n'importe quoi est susceptible d'arriver : de l'interception dégueulasse en passant par la roquette de 80 yards ou la course sortie de nulle part quand personne ne l'attend. En gros, c'est un véritable playmaker qui ne demande qu'à être développé, et qui est déjà un fan favorite (particulièrement compliqué à Buffalo) et un leader dans le vestiaire, qui affiche une mentalité exemplaire et très positive. C'est de ce bois que sont faits les Franchise QB et s'il venait à ne jamais développer son potentiel, une chose est cependant certaine, c'est qu'on s'amusera encore plus d'une fois du côté de Buffalo à voir évoluer ce joueur, après des années de disette.

Alors effectivement, les défauts sont encore nombreux : jeu à risque, tendance au hero-ball, précision parfois douteuse, manque de finesse dans les lancers,... mais après des années à voir starter des seconds couteaux au poste le plus important du jeu, Buffalo dispose maintenant dans ses rangs d'un jeune joueur qui a les capacités et la mentalité pour être le franchise QB de cette ville. S'il déraille en route pour une raison ou une autre, il ne sera qu'un bust de plus dans une franchise qui ne les compte même plus. Si au contraire tout va pour le mieux, il montera très haut...

MATT BARKLEY

28ans
2019 Cap Hit : 1.8M$
Signé jusqu'en : 2020
15/25 (60%) - 232 yds - 2TD 0INT


Barkley n'a joué qu'un match pour les Bills, et c'est sans doute une bonne chose. Le « problème » est qu'il l'a bien joué, contre une défense des Jets à la rue, et cela a poussé l'équipe à le resigner pour deux ans. Si tout va bien, il est un back-up potable. Mais avec un titulaire constamment sous la menace d'une blessure, les Bills seront toujours à un play près de se retrouver avec Barkley aux manettes pour une durée indéterminée...Problématique, d'autant que la franchise ne peut pas se permettre ne serait-ce que d'investir un 4ème tour de Draft dans un QB à développer.

DEREK ANDERSON

35 ans
2019 Cap Hit : 735K$
Signé jusqu'en : 2019
42/70 (60%) - 465 yards - 0TD 4INT


Anderson n'avait plus été starter plus de deux fois sur une saison depuis 2010, chez les Cardinals... Il n'a clairement pas les capacités pour prétendre à mieux qu'une place de QB3 même s'il n'a pas été totalement dégueulasse cette année malgré les interceptions. Il sera là l'an prochain pour jouer les mentors depuis son poste de 3ème QB.

NATHAN PETERMAN

24 ans
Coupé
44/81 (54%) - 296 yards - 1TD 7INT


Marrant comme les choses vont vite en NFL. AJ McCarron et Nathan Peterman se sont « battus » pour la place de QB titulaire chez les Bills. McCarron est désormais back-up chez les Raiders et Peterman dans le practice squad de la même équipe. J'ai toujours trouvé dommage qu'il soit moqué à ce point car intrinsèquement, Peterman n'est pas un mauvais QB mais rencontre « juste » un gros souci avec l'aspect mental du jeu. Je reste persuadé qu'il pourrait à terme se développer en un back-up très honnête.

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